• Accueil
  • > Archives pour janvier 2011

Archives pour janvier 2011

Le tramway le plus coûteux du monde déraille.

img259.jpg

Après une fin d’année 2009 en apothéose avec une rame calcinée à la Pardieu le 27 décembre, une autre accidentée lors du franchissement sur le boulevard Gustave Flaubert, où une voiture avait décollée à la hauteur de la rame, l’année 2011 commence en puissance pour le tramway, un vrai régal. La rame n° 20 s’est écrasée sur le mur de départ du viaduc des Carmes mardi 10 janvier,sur 25 mètres . L’addition commence sérieusement à être lourde pour ce tramway, avec trois rames indisponibles. D’après le quotidien officiel, les dirigeants ont indiqué « le déraillement de la rame s’est produit à vitesse réduite en sortie de station ».
On se pose les questions suivantes:
- Que serait-il passé en vitesse rapide ? On imaginerait une carlingue littéralement pulvérisée avec ses 40 tonnes.
- Quelles auraient été les conditions, s’il y avait eu des piétions sur le trottoir de l’incident ? On n’imagine même pas les situations des pauvres gens coincées entre la rame et le mur. Les dirigeants et élus qui ont voulu ce type de tramway, ont évité la pire des catastrophes.

Comme les mesures d’usages de ces accidents, l’exploitation a été figée, puis une poursuite à deux tronçons, pour pallier la partie incriminée, de la place du 1er Mai à la place Gaillard, au dépens des usagés. Les dirigeants et élus ne comprennent pas le déraillement surpris, ils évoquent le passage sur le viaduc des Cames. Ils ont décidé tout bonnement une limitation des deux viaducs : les Cames et Saint-Jacques à 40 km/h. De même les représentants de la T2C déclarent en fin de soirée, « d’après un examen de la plateforme a simplement permis de repérer, à la jonction de l’ouvrage, d’art, en amont de la station Carmes des marques inhabituelles ». Voilà les dirigeants qui se prennent pour « les experts de miami ». . Alors que cet incident était prévisible, vu du fait que ce type de matériel d’un pseudo trolleybus, sur rail central et sans aucun moyen de récupération dès lors un déraillement par n’importe quel objet, ou même à vive allure peut se produire. La rame pourrait dérailler n’importe où sur la ligne, puisque le conducteur, n’a pas de volant pour rattraper la perte de trajectoire, qui celle-ci est insérée dans un rail de guidage. C’est pourquoi, presque toutes les nuits le nettoyage des rails centraux est effectué, au détriment des riverains, à cause des nuisances noctambules. D’après les dits, « il y a des centaines et des centaines d’alertes par jour sur la ligne de tram. « Sur le tram, au moindre tressautement du galet de guidage, l’alarme se déclenche » [...]. « Si à chaque fois, on devait interrompre la circulation, soulever le tram pour voir ce qui se passe, c’est tout le trafic qui serait suspendu plusieurs par jour »Voici l’étendu d’un tramway le plus coûteux et le plus bruyant du monde .

img2581.jpg

En date du 25 janvier le syndicat autonome de la T2C répond dans le quotidien : « La seule raison est le dé-guidage de la rame. On n’en connaît pas la cause. Une enquête est en cours. De nouvelles expertises sont prévues début février. […]C’est une situation qui fait peur à nos conducteurs, mais aussi à la sécurité des passagers voire l’ensemble des usagers de la voirie ; car, on s’interroge que se serait-il produit si le dé-guidage avait eu lieu ailleurs ? […] Une sécurité qui, a été poussée à outrance en quatre ans. Parfois pour rien. Exemple des cartes électroniques qui se mettent en sécurité lorsque le retour du courant ne se fait pas lorsqu’il pleut ou qu’il neige. Dont le résultat est que le pantographe descend automatiquement. Et dénonce des problèmes à répétition, que les conducteurs ont l’impression de faire les frais d’un tramway qui n’est d’autre qu’un prototype. Le syndicat ne cache pas non plus les contacts houleux avec le constructeur Lohr industrie qui a le monopole sur tout, y compris des Pièces détachées vendues très chères. On cite un exemple ? Les bandages de caoutchouc entourant les galets : On en passe des centaines par semaines. Ils ont été changés, ils sont encore plus mauvais mais Lohr refuse de faire expertiser. On a pourtant un spécialiste ici Michelin. […] Les syndicats enfoncent le clou, à 3 millions d’euros la rame, on veut savoir pourquoi une rame a été déguidée, mais également une autre rame ayant complètement détruite dans un incendie en décembre 2009 ».

Le couple maudit, ses barons et ses vassaux.

31hdaprhrilss500.jpg

Madame Courtillé, conseillère municipale d’opposition à la ville de Clermont-Ferrand, mais aussi, femme d’Histoire, en particulier le moyen-âge est son écriture privilégiée. Elle s’est prise au jeu dans ce petit récit du «comte Drago et la comtesse Braya », où elle décrit le pouvoir politique de la cité des Arvernes. Elle a transcrit le récit du bourg de Clermont-Ferrand du XXIe siècle à celui du moyen-âge, aux temps des comtes, des barons, des vassaux, des clercs et des petits gens. L’histoire est « un petit divertissement » amusant et jubilatoire sur les dirigeants qui gouvernent notre cité et « la vie politique Clermontoise » et Montferrandaise. Il ne manque rien au théâtre, entre le couple maudit nous trouvons le camp de la rose fanée : « les barons Hadoui ; Olnéo ; Lefouet et Saint Charles ; Sec-Laid ; Toucruto et sa dame Toucruta ; Odile de Montferrand ; le roi René de la Haute Auvergne; le seigneur de Puy-Guillaume et leurs vassaux ; de même le chroniqueur officiel de la cour Le Grand Gaillard et ses faiseurs de mots ». De l’autre côté, il y a « le camp des bleus, Boutfeux ami d’enfance du roi ; le bailli du roi (Etienne); le vidame de Chamalières héritier d’un père roi avec son écuyer Franco ; le jeune et brillant vidame du Puy et Ilfonse ». Par Toutatis tout est juste et vrai, on reconnait les noms des personnages d’aujourd’hui !

Le couple Maudit…..

Le récit de Madame Courtillé commence très fort « en ouverture » de chapitre. L’exemple même de ce réel récit au titre annonciateur du couple maudit » le comte Drago et la comtesse Braya » qui n’est autre que le maire de Clermont-Ferrand et sa directrice de cabinet nommée. Celle-ci est décrite, d’une femme noir, autoritaire, avec de larges épaules, au cou emplâtre, mais de petite taille » qui se fait obéir et traitant les affaires d’une main de fer, mieux que le comte. Celui-ci abandonnant son pouvoir au profit de cette maudite comtesse. « Les grands vassaux, barons, clercs, laïcs et serviteurs » doivent respect et obéissance à cette méchante dame. Où toutes les décisions complots terribles passent par « son cabinet noir et funeste ». Le comte est souvent « trop bonasse et usé par les combats », […] « plus de taille aux pressions des serviteurs et barons voulant sa place et les fonctions forte lucratives de celui-ci ». Mais dont son corps supporte les chaires épaisses et flasques de son cou. Ce comte voulant imposé sur le devant de la scène son fiston celui-ci venant « chaque mois chercher quelques deniers des concitoyens auprès du paternel.

Le char de feu….

La suite du récit est prometteur, en parlant d’un fait historique du XXIe siècle qui s’est passé dan le bourg. « Autour du village, la ceinture est tenue par des vassaux », tous doivent obéissance et aides au couple maudit dont ils sont « les premiers à casquer en deniers » par « cette lubie de transport en commun » qui ne passe aucunement dans leurs villages. Lorsque ce »char de transport a brulé », « l’enthousiasme et avantages de la fonction devint un inconvénient » pour ce couple. Appelant leur garde rapproché et son chroniqueur, au texte dicté et contrôlé sur la haute surveillance de la comtesse, pour traiter cet incident dans le plus grand secret. Les habitants de la cité, commencent à gronder contre ce vieux couple et leurs barons. Ces derniers abusent « de menu plaisir et de dépenses dans une vie de château, de bijoux et de belles cottes pour ces dames et de précieuses et gouleyantes denrées des lieux les plus éloignés dont ils se font livrer. En grande partie grâce à l’engraissement des impôts prélevés aux concitoyens.

Le couple maudit, ses barons et ses vassaux. dans La politique de Clermont-Ferrand

La poursuite du récit est un délice sans modération, après « un sou pour les meilleurs transports de chars » ; la convoitise du grand duché partant de la baronnie de Brioude voire de la sainte ville du Puy à celle du bourbonnais par le baron Hadoui bâti-casseur de ville et de sa « Grandurba » ; les immondices ; les doléances et l’insécurité des marchants et concitoyens.

« La vie de nos cités est un étang où les brochets font courir les carpes. Mais qui étaient les brochets, qui étaient les carpes ? » Telle est la question posée dans le récit.

en vente 10 euros en librairie ou maison de presse.

d’après le site Anne COURTILLE http://www.annecourtille.net/article-le-comte-drago-et-la-comtesse-braya-61616548.html


Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne
janvier 2011
L Ma Me J V S D
« déc   fév »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Sondage

la ligne de tramway est-elle bruyante pour les riverains?

  • oui (81%, 4  942 Votes)
  • non (19%, 1  195 Votes)

Nombre de votants: 6137

Chargement ... Chargement ...

Vous devez être connecté à votre compte pour me contacter


Si! ci toi ! |
Aider les enfants en diffic... |
INFOBENIN |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | MY SECRETS
| melimelo
| francesondage