Madame Courtillé, conseillère municipale d’opposition à la ville de Clermont-Ferrand, mais aussi, femme d’Histoire, en particulier le moyen-âge est son écriture privilégiée. Elle s’est prise au jeu dans ce petit récit du «comte Drago et la comtesse Braya », où elle décrit le pouvoir politique de la cité des Arvernes. Elle a transcrit le récit du bourg de Clermont-Ferrand du XXIe siècle à celui du moyen-âge, aux temps des comtes, des barons, des vassaux, des clercs et des petits gens. L’histoire est « un petit divertissement » amusant et jubilatoire sur les dirigeants qui gouvernent notre cité et « la vie politique Clermontoise » et Montferrandaise. Il ne manque rien au théâtre, entre le couple maudit nous trouvons le camp de la rose fanée : « les barons Hadoui ; Olnéo ; Lefouet et Saint Charles ; Sec-Laid ; Toucruto et sa dame Toucruta ; Odile de Montferrand ; le roi René de la Haute Auvergne; le seigneur de Puy-Guillaume et leurs vassaux ; de même le chroniqueur officiel de la cour Le Grand Gaillard et ses faiseurs de mots ». De l’autre côté, il y a « le camp des bleus, Boutfeux ami d’enfance du roi ; le bailli du roi (Etienne); le vidame de Chamalières héritier d’un père roi avec son écuyer Franco ; le jeune et brillant vidame du Puy et Ilfonse ». Par Toutatis tout est juste et vrai, on reconnait les noms des personnages d’aujourd’hui !
Le couple Maudit…..
Le récit de Madame Courtillé commence très fort « en ouverture » de chapitre. L’exemple même de ce réel récit au titre annonciateur du couple maudit » le comte Drago et la comtesse Braya » qui n’est autre que le maire de Clermont-Ferrand et sa directrice de cabinet nommée. Celle-ci est décrite, d’une femme noir, autoritaire, avec de larges épaules, au cou emplâtre, mais de petite taille » qui se fait obéir et traitant les affaires d’une main de fer, mieux que le comte. Celui-ci abandonnant son pouvoir au profit de cette maudite comtesse. « Les grands vassaux, barons, clercs, laïcs et serviteurs » doivent respect et obéissance à cette méchante dame. Où toutes les décisions complots terribles passent par « son cabinet noir et funeste ». Le comte est souvent « trop bonasse et usé par les combats », […] « plus de taille aux pressions des serviteurs et barons voulant sa place et les fonctions forte lucratives de celui-ci ». Mais dont son corps supporte les chaires épaisses et flasques de son cou. Ce comte voulant imposé sur le devant de la scène son fiston celui-ci venant « chaque mois chercher quelques deniers des concitoyens auprès du paternel.
Le char de feu….
La suite du récit est prometteur, en parlant d’un fait historique du XXIe siècle qui s’est passé dan le bourg. « Autour du village, la ceinture est tenue par des vassaux », tous doivent obéissance et aides au couple maudit dont ils sont « les premiers à casquer en deniers » par « cette lubie de transport en commun » qui ne passe aucunement dans leurs villages. Lorsque ce »char de transport a brulé », « l’enthousiasme et avantages de la fonction devint un inconvénient » pour ce couple. Appelant leur garde rapproché et son chroniqueur, au texte dicté et contrôlé sur la haute surveillance de la comtesse, pour traiter cet incident dans le plus grand secret. Les habitants de la cité, commencent à gronder contre ce vieux couple et leurs barons. Ces derniers abusent « de menu plaisir et de dépenses dans une vie de château, de bijoux et de belles cottes pour ces dames et de précieuses et gouleyantes denrées des lieux les plus éloignés dont ils se font livrer. En grande partie grâce à l’engraissement des impôts prélevés aux concitoyens.
La poursuite du récit est un délice sans modération, après « un sou pour les meilleurs transports de chars » ; la convoitise du grand duché partant de la baronnie de Brioude voire de la sainte ville du Puy à celle du bourbonnais par le baron Hadoui bâti-casseur de ville et de sa « Grandurba » ; les immondices ; les doléances et l’insécurité des marchants et concitoyens.
« La vie de nos cités est un étang où les brochets font courir les carpes. Mais qui étaient les brochets, qui étaient les carpes ? » Telle est la question posée dans le récit.
en vente 10 euros en librairie ou maison de presse.
d’après le site Anne COURTILLE http://www.annecourtille.net/article-le-comte-drago-et-la-comtesse-braya-61616548.html







0 commentaires à “Le couple maudit, ses barons et ses vassaux.”