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Archives pour janvier 2012

Transports Caen stoppe le sien, Nancy rapièce son tram sur pneus et Clermont-Ferrand paie 12 millions d’euros chaque année depuis 2008 pour son fonctionnement.

Alors que la communauté urbaine de Strasbourg s’enflamme pour un tram sur pneus, Caen vient de jeter l’éponge, tandis que Nancy pose des rustines. Trop de pannes et de maintenance. Bref, peu fiable.

Transports Caen stoppe le sien, Nancy rapièce son tram sur pneus et Clermont-Ferrand paie 12 millions d'euros chaque année depuis 2008 pour son fonctionnement. dans La politique de Clermont-Ferrand tram

Le tram sur pneus, une espèce en voie de disparition ? Caen a signé l’arrêt de mort de son tramway Bombardier avant la fin du contrat de trente ans qui le liait au constructeur. Le président du syndicat mixte des transports en commun de l’agglomération caennaise, Eric Vève (PS), en a plus que marre des dysfonctionnements d’un modèle vendu à l’époque comme révolutionnaire. En 2002, l’agglomération caennaise avait investi 215 M€ dans son tram hybride joliment dénommé Twisto. À peine dix ans plus tard, le résultat est sans appel.
pictograms-road_signs-tram_roadsign dans Tramway de Clermont-Ferrand

Bonne décision.Trop de pannes importantes (20 à 80 évacuations de rames par mois), trop de maintenance (un million d’euros par an pour les concessionnaires) et impossibilité de rallonger les véhicules. « Depuis deux ans, les usagers du réseau Twisto semblent s’éloigner du tram, probable conséquence de tous les problèmes de fiabilité, de disponibilité et de saturation », dévoile le dossier de presse du syndicat mixte normand. Écœuré par les défaillances répétitives de son matériel, Caen a décidé d’arrêter les frais et travaille au remplacement par un tram sur fer. Coût total de l’investissement : 170 M€. Avec une mise en service pour 2018.
L’agglomération était engagée jusqu’en 2032 avec Bombardier et Spie, mais Eric Vève et les élus du syndicat mixte ne désirent pas leur verser la moindre indemnité pour rupture de contrat. Le tribunal administratif tranchera sans doute.
Jusqu’en 2022
« Cette bonne décision intervient beaucoup trop tard. De son côté, Nancy aurait dû la prendre en 2002 », estime Olivier Calderara, élu GCT de la SAS Véolia Transdev Nancy, société qui assure les transports en commun de l’agglomération nancéienne. « Déjà, lors de la marche à blanc, on savait qu’il ne fonctionnait pas. » Depuis 2000, le dossier du tram a concentré de nombreux débats houleux au sein de la communauté urbaine du grand Nancy, CUGN.
Le tram nancéien, comme son frère jumeau de Caen, n’est guère fiable. Le mal est grave, car le conseil général de l’environnement et du développement durable, missionné par le secrétaire d’Etat aux transports, s’est penché sur le tram. En 2010, il concluait à un retrait qui « doit être envisagé dès maintenant pour les deux collectivités ».
Cependant, Nancy a décidé de jouer la montre. En septembre 2010, André Rossinot, président de la CUGN, a assuré que le tram roulerait jusqu’en 2022, terme de son contrat avec Bombardier. Mais pour survivre jusqu’à cette date, les 25 véhicules lorrains subiront, à partir de cet été, un traitement de cheval, avec une révision complète. Coût de l’ordonnance pour chaque véhicule : 750 000 €, l’Etat en prend 250 000 à sa charge, le reste sortira de la poche du contribuable local. A ajouter aux 150 M€, dépenses globales pour le tram, infrastructures comprises. Cher tram sur pneus. Mais d’ici à 2022, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts. Et les élections municipales auront eu lieu.

M.-O. N.
D’après l’article du 180112 de l’Est républicain envoyé par un commentateur JLR avec nos remerciements.

« Depuis 2008, on doit mettre chaque année 10 à 12 millions d’euros de la poche pour le fonctionnement du translohr; doit-on balayer ce type de transport ? « 

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la balayeuse qui circule les nuits pour nettoyer la plateforme entre minuit et deux du matin

Le tram sur pneu ne peut pas être aujourd’hui qualifié de matériel fiable. Caen et Nancy n’ont cessé de déplorer les pannes incessantes de leur tram sur pneu fabriqué par Bombardier, à tel point que Caen envisage de renoncer à exploiter le sien et de se doter d’un tram « fer ». Pour ce qui est du Translohr à Clermont-Ferrand, c’est le maire Serge Godard qui déclare dans une interview du 19.09.2011 que « depuis son inauguration en 2006, il transporte 65.000 voyageurs par mois mais est trop souvent en panne, les incidents techniques sont nombreux et on n’en connaît pas l’origine ». Quant à l’audit demandé par le préfet et portant sur la sécurité, il est accablant (La Montagne du 30.09.2011) et démontre que ce système est exploité dans des conditions de sécurité inacceptables. Depuis 15 ans, le Translohr n’est exploité qu’à Padoue et à Venise, dans une zone industrielle de Shangaï et à Clermont-Ferrand. Aucune de ces villes n’a cherché à développer son réseau, tout juste envisage-t-on de prolonger la première ligne. Toutes ces villes connaissent les mêmes problèmes : déraillement de roues ou incendie, défaillance inexpliquées d’organes de sécurité, dérapage des dépenses de maintenance. De plus le tram sur pneu ne coûte pas moins cher en frais de fonctionnement. Au contraire ses coûts d’entretien sont élevés et il consomme 30% d’énergie électrique de plus que le tram classique. D’après le maire du Cendre, Hervé Prononce préside le groupe d’opposition « Alternance Républicaine » à Clermont-Communauté le dossier T2C a usé Serge Godard. Celui-ci précise, il y a trois ans on s’est aperçu que le président Serge Godard et son équipe n’avaient pas financé le fonctionnement et depuis 2008, on doit mettre chaque année 10 à 12 millions d’euros de la poche pour ce fonctionnement. C’est la fameuse taxe additionnelle payée par les habitants de l’agglomération.

Le prolongement au quartier des Vergnes avec 1,7 kilomètres pour 22,84 millions d’euros, alors que Lohr vend une partie du capital de sa division tramway .

La vente d’une partie du capital de Translohr, la division tramway, pourtant la plus rentable du groupe Lohr Industries, a été annoncée par Robert Lohr dans un article du Figaro. Après avoir vu son chiffre d’affaires divisé par quatre en quatre ans, il fallait à Robert Lohr, président-fondateur du groupe, 50 millions d’euros avant la fin du mois de décembre pour éviter la faillite. Le président assure qu’il « privilégiera des acquéreurs industriels garantissant le maintien des emplois en Alsace », où est basée l’entreprise. Il n’a pas communiqué son prix de vente, mais indique qu’il lui a fallu investir 120 millions d’euros dans la mise au point de sa division tramway. Le Translohr circule déjà à Clermont-Ferrand, Padoue, Mestre-Venise, et Shanghaï. Il équipera bientôt deux lignes de tramway de la RATP.

Bardot l’ami des dettes.

Bardot l'ami des dettes. dans La politique de Clermont-Ferrand 36672178-300x223

Un article parut dans l’éffronté du N°34 de novembre décembre 2011 page 14. Il résume très bien, la gestion de la ville de Clermont-Ferrand par les mêmes élus de gauche depuis des décennies.

« serait-il aussi béat que son homonyme féminin qui, elle au moins, protège les animaux, tandis que M Bardot, adjoint aux finances de la ville de Clermont-Ferrand, ne protège même pas nos arrières.
La Montagne (14/10) informe les Clermontois que leur ville affiche une dette de près de 200 millions d’euros, avec des intérêts annuels de 6 millions. Tous les médias parlent en ce moment des dettes des collectivités territoriales, mais dans la Montagne, ce constat est agrémenté des commentaires de notre argentier, ancien trésorier du PS. Nul doute que sa qualification à gérer nos sous lui vient plutôt de ses parents bistrotiers que de son statut d’enseignant d’éducation physique. Premier commentaire du tenancier de nos bourses:  » Nous avons fait le choix d’augmenter le niveau de la dette pour maintenir l’investissement. » Très bien, mais: ne fallait-il pas plutôt faire le choix de baisser le niveau de la dette en évitant des investissements ratés? Les millions perdus autour du projet de la grande bibliothèque (plus la dévitalisation du quartier), idem pour le premier projet du théâtre, le gouffre de la T2C et du tram, sans oublier le rachat de la Halle au blé et le fumeux projet de Serge Lesbre, pour lequel il n’y a plus de « blé » et dont l’échec mènera à une dégradation croissante de ce bâtiment emblématique, déjà en piteux état. Le deuxième commentaire d’ Alain Bardot est précédé d’un constat sans pitié: » Clermont a cédé aux sirènes des toxiques » (30 millions d’euros dont un prêt à 15% d’intérêt…. renégocie in extrémis à 5,5%). Que  » nenni! Alain Bardot nous explique qu’ »Il y un défaut d’information de la part du banquier.(…) On ne nous a pas tout dit! » Cette réponse à la Roumanoff montre cruellement que n’est pas grand argentier qui veut! et que nos élus politiques ne devraient pas être les élus de nos cœurs, mais de notre raison. Mais la plus belle gaffe est le mot de la fin, en tout petits caractères:  » Mais peut-être, de notre côté, avons-nous accordé trop de confiance à la banque. » Cet aveu est pathétique, car il montre le décalage entre la rhétorique anticapitaliste de la gauche et la naïveté complète avec laquelle elle tombe dans le piège des jongleurs de la finance. Là où la gauche affiche un échec complet,à savoir Le Grand Soir, la Grande Finance réussira: la mort du capitalisme à l’ancienne et les lendemains qui déchantent. Le pire, c’est que nous avons « l’élite » politique que nous méritons. »

Bonne année 2012 à tous.


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