Archives pour la catégorie Histoire de l’Auvergne



Fier d’être Montferrandais ?!

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Ecusson de 1925.

A l’heure où l’ASMontferrandaise est dans les phases finales du Top 14, il est bon de se souvenir de la fondation de ce club mythique qui se trouve dans l’élite depuis plus de 80 ans.
L’ASM est née le 11 octobre 1911 par Monsieur Marcel Michelin.
L’origine de ces trois lettres ASM signifiait Association Sportive Michelin, cette association permettait de distraire et d’inoculer le goût de l’effort physique au personnel de la Manufacture Michelin.
A ses débuts, le club opta pour la formule omnisports. Les trois premières sections créées sont:
- le cross,
- le football
- et le rugby.

Ensuite rejoignirent l’escrime, le cyclisme, le tennis et le boulisme. Plus de 200 membres pratiquaient leurs activités sous les couleurs « Jaune et Bleu » à ses débuts. Ce qui posa rapidement le problème des aires de jeux dans les années qui suivirent.

En 1912, avenue de la République (à l’emplacement de l’actuel Stade Marcel Michelin), un terrain de rugby fut aménagé (gradins en bois), un terrain de football entouré d’une piste de course à pied, des vestiaires, un gymnase, quatre courts de tennis, une salle d’escrime et un boulodrome furent installés.

Afin d’être en conformité avec les Fédérations Françaises des Sports Athlétiques qui interdisaient que le nom d’une firme industrielle ou commerciale figure dans l’appellation d’un club sportif, le Comité de l’Association Sportive Michelin décida le 21 juillet 1922, que le club s’appellerait désormais Association Sportive Montferrandaise car Monsieur Marcel Michelin «

Désirant conserver les initiales du Club, nous avons adopté le nom de la vieille et illustre cité par ce que beaucoup de nos sociétaires y résident et parce que sur son territoire se trouvent nos terrains de jeux

En 1922, se greffa la piscine, révolutionnaire à cette époque, puis la Salle des Fêtes.

Entre les deux guerres, encouragés et attirés par les résultats obtenus qui étaient forts brillants, les différentes sections du Club augmentèrent en nombre et les membres actifs devenaient plus nombreux.
1945, après une période de sommeil due à la guerre, le club se dota de nouvelles installations à la Gauthière et avenue de la République.

Enfin, durant les années 60, le Stade Marcel Michelin fut doté de tribunes panoramiques portant la capacité à près de quinze mille places, ce qui place cette enceinte en tête en Auvergne. L’Association Sportive Montferrandaise s’est donnée les moyens de ses ambitions pour étoffer un palmarès qui comporte plus de 3 000 titres de champions, 4 000 sociétaires sur une douzaine de sections sportives que comporte l’ASM, des salariés, de collaborateurs occasionnels, des entraîneurs et des éducateurs, afin de rester dans l’élite des clubs sportifs français.

Les années 2000, il faut se souvenir qu’entre la ville de Clermont-Ferrand et l’ASMontferrandaise, il y a eu un accord de principe : le foot en élite, c’est Clermont Foot et le Rugby c’est l’ASM. Donc les collectivités territoriales ont trouvé le filon de communications grâce au sport, au détriment de règles imposées aux clubs constitués en SASP (Société Anonyme Sport Professionnel). La loi du sport business 5.717 millions d’euros versés par la Région, Clermont-Co, la ville de Clermont et par le Conseil Général du Puy-de-Dôme. Avec l’ère de la gauche au pouvoir la propagande de communication s’est durcie : de plus 3 millions d’euros largués en 5 ans par la Région, les élus Clermontois endoctrines les quartiers pour une spoliation de Montferrand, mais la fin de l’histoire revient au département du Puy-de-Dôme qui a acheté récemment hors procédure de mise en concurrence un millier de places destinées aux élus et scolaires pour le match Montferrand-Brive, dont beaucoup de véritables supporters n’ont pas pu voir le derby phare de la saison. Tout cela pour une étiquette « Clermont-Auvergne ». Cette étiquette est destinée simplement au Rugby, les autres sports de l’ASM reste Montferrandaise. D’après le rapport de la chambre des comptes, « les concours financiers émanant des collectivités publiques ne sont définitivement acquis que lorsqu’ils sont accordés dans le strict respect des règles de droits fixant le régime des aides publiques au sport professionnel ». Nous trouvons scandaleux que les contribuables soient spoliés par ces élus assoiffés de POUVOIRS. Mais nul doute que les valeurs du rugby qui est « l’école de la vie » les supporters Montferrandais l’ont en eux. Les jours de match au Parc des Sports Marcel Michelin les cris d’allégresses et de soutiens des supporters asémistes envers leur équipe néo-Montferrandaise est indestructible : allez les jaune et bleu, allez l’ASM, allez Montferrand. De même que lorsque les anciens jaunards parlent de leur équipe de Rugby favorite, ils disent toujours L’ASMontferrandaise, où Montferrand, où les Montferrandais, enfin l’ASM. Le lien restera gravé dans la pierre de Volvic, la culture rugby est néo-Montferrandaise quoi que l’on fasse.

De même le fameux club clermontois Clermont Foot est épinglé par le rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Mais nous trouvons désolant que le nom de ce club, donc la dénomination de la ville a été volontairement tronqué pour faire place au mot « foot ». La vieille grande cité d’autrefois se voit supprimée de la carte au profit d’un quartier. C’est Clermont-Ferrand sinon rien. Pourquoi ? Parce qu’il faut savoir que le stade Gabriel Montpied se situe sur le territoire de Montferrand, de plus les villes mentionnées Clermont en France sont nombreuses, avec par exemple: Clermont-Tonnerre, Clermont l’Hérault, Clermont-le-fort, ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Clermont )… Les élus qui pensaient que le nom de la ville Montferrand avec le Rugby n’était pas connue en France et dans le monde se sont trompé. C’est tout le contraire le monde médiatique la reconnaisse sous la désignation de Montferrand, de l’ASM. Mais avec le Clermont-Foot la ville n’est pas plus affirmée.
Donc les Montferrandais sont Fiers d’être Montferrandais. http://www.bide-et-musique.com/song/8966.html

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(Source du site de L’ASMontferrand et de l’Effronté)

voir aussi http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/06/26/pendant-ce-temps-les-elus-dextreme-gauche-clermontoise-bronzent-a-marseille/

L’église Saint Joseph incendiée!

Samedi 28 mars, l’église Saint Joseph a été victime d’un incendie qui a endommagé la chapelle du Saint Sacrement., au lendemain de 2 autres actes de vandalisme.

L’église Saint Joseph, de style néo-roman, édifiée à la fin du XIXe siècle, est inscrite à l’inventaire des monuments historiques, grâce à l’orgue Anneessens.

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(Voir :http://orguestjoseph.org/index.php?option=com_content&view=article&id=16&Itemid=6  ) .

 Cet incendie criminel a ravagé les boiseries et les ornements liturgiques de la chapelle du Saint Sacrement.  L’incendiaire a mis le feu au bouquet et fait tomber la Vierge Marie de son piédestal.

Cette  même  chapelle  a  été   récemment  rénovée  du  sol  au  plafond   pour  un  montant  de 20 000 €. Maintenant  pour la rénovation, il faudra plus d’1 million €  pour panser les plaies de ce désastre pitoyable.

 Pourquoi de tel acte odieux envers les églises et ainsi que les cimetières notamment le cimetière de Royat qui a été lui aussi victime de vandalisme ce samedi 4 avril.

 Les irréductibles Gaulois soutiennent le Père Philippe Kloeckner et ses fidèles paroissiens très éprouvés.

(Source de la montagne

 

La Lèproserie de Montferrand sauvée

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Ayant parlé sur notre blog de la destruction de la lèproserie d’Herbert par les Hommes de Logidôme et la Mairie de Clermont, afin d’y construire des bâtiments disgracieux et en dévalorisant le site construit en 1199.

Etant un acte fou, la justice a remédié en déboutant en cassation la Mairie  et Logidôme, permettant de garder l’identité de MONTFERRAND à nos descendants.

En effet, depuis 60 ans d’un même groupe politique (PS) à la tête de Clermont-Fd, les têtes pensantes chauffent trop. Nous pouvons remarquer sur de nombreux actes de profération commis sur des sites comme : le Marché St Pierre, le Centre Jaude …

Les Clermontois et Montferrandais doivent être vigilants des transformations que la Mairie a en tête, il ne faut pas avoir peur de le dénoncer et de s’entourer de personnes compétentes afin de les contrer.

Affaire à suivre!

Les dossiers que nous suivons sont: Boulevard sud Ouest, Bibliothèque, Tram, les Maisons de quartier, Trémonteix, l’Hôtel Dieu, le train du Puy de dôme ….

Les monuments religieux à Clermont-Ferrand.

Clermont-Ferrand  est classée Ville d’art et d’histoire. Beaucoup de monuments peuvent déconcerter par leurs teintes sombres qui s’étendent du gris clair au noir intense. Le matériau de construction traditionnel est en effet la pierre de Volvic issue des « cheyres » basaltiques de la chaîne des puys*.

La Cathédrale de Clermont-Ferrand.

La Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption fut mise en chantier en 1248, pour s’achever en 1902, en Pierre de Volvic noire, issue des éruptions volcaniques des ‘jeunes’ volcans auvergnats 4 à 8000 ans.
Toutefois, c’est Anatole de Baudot, élève de Viollet le Duc qui en avait établi les plans vers 1865, qu’il termina la façade occidentale en 1884. En 1794, la Cathédrale faillit être détruite par les révolutionnaires, c’est un Bénédictin, Verdier-Latour, qui réussit à les retenir, en faisant admettre que la Cathédrale conviendrait parfaitement aux rassemblements populaires. Donc l’édifice fut conservé, c’est pour cela que la Place qui termine la Rue des Gras porte le nom de ce défenseur du patrimoine. Élancée comme une flèche noire, la Cathédrale Notre – Dame, emblème de la Ville, fut très longtemps, un véritable espace commercial. Le XVIème siècle, les autorités de l’église, accordèrent le droit aux marchands d’installer leurs étals sur le parvis. La dernière échoppe disparut vers 1890.
La construction de cette œuvre est inspirée des cathédrales de l’Île de France et sa couleur noire est due à la lave de Volvic, il faut noter que c’est la seule grande cathédrale construite avec ce matériau. Après la destruction des voûtes et le comblement d’une grande partie par les fondations de l’église gothique, et d’autres dégâts au cours desquels les murs de la chapelle furent éventrés pour éventrer les placards et ouvrir de nouveaux sarcophages et créer des  accès. Les maçonneries de la cathédrale furent effectuées dans le mortier et des pierres taillées à la demande avec du mortier à liant blanc empreints de petits grains de pouzzolane noir. Le mobilier de la crypte présente aussi un grand intérêt.

 Un sarcophage en marbre du IVème siècle qui servait d’autel dans le transept nord de la cathédrale avant la Révolution. Il fut acheté en 1793 pour être transformé en abreuvoir. Récupéré après la tourmente, il servit d’autel pour la chapelle des Carmes Deschaux avant d’être transporté dans la crypte de la cathédrale en 1960. Sur la façade principale, les sujets se suivent en frise continue, encadrant la figure de la défunte dans l’attitude de l’orante, les bras levés vers le ciel, accueillie par saint Pierre et saint Paul. Ce mobilier constitue un précieux témoin des premiers temps du christianisme en Auvergne.

Un sarcophage du Vème ou VIème siècle, trouvé sous le dallage de la cathédrale en 1822, montre le Christ et les apôtres insérés dans des niches délimitées par des colonnettes.

Des fragments de corniches et de modillons à copeaux en grès de Chaptuzat, qui devaient orner la cathédrale d’Etienne II. De belles peintures murales datant du début du XIIIème ornant la partie tournante du déambulatoire auquel on accède par un petit tunnel creusé dans les fondations gothiques. Elles furent exécutées à la demande de la famille à qui l’on avait concédé l’usage d’une des chapelles. Elles représentent le Sermon sur la Montagne et la multiplication des pains, puis, presque effacée, l’Annonciation. En face : une Vierge en majesté qui faisait partie d’une Adoration des mages. Les autres scènes sont indistinctes. Elle abrite entre autres deux immenses et magnifiques rosaces en vitraux, ainsi qu’une horloge très ancienne sonnant toutes les demi-heures. Ses deux tours, achevées par Viollet le Duc au XIXe s. sont visibles de très loin et sont l’un des symboles de la ville. 

Basilique Notre-Dame du Port.

 

Notre-Dame du Port est une basilique romane située en plein cœur de Clermont-Ferrand, entre la place Delille et la cathédrale. Notre-Dame du Port doit son nom au quartier où elle a été édifiée. Pour s’y rendre, on est invité à prendre les rues étroites et pleines de charme du centre ancien, sans jamais se douter de ce que l’on va bientôt découvrir… Un monument de toute beauté, puissant et troublant à la fois. Inévitablement appelé à pousser la grande porte d’entrée, le visiteur connaîtra bientôt d’autres surprises.La basilique du Port a été inscrite en 1998 au patrimoine mondial de l’Unesco au titre de l’inscription des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.  

C’est curieux  d’avoir un quartier qui s’appelle « du Port » dans une ville comme Clermont-Ferrand qui est loin de toute mer et de tout fleuve. L’origine de ce nom est « Portus », endroit où l’on déposait les marchandises. L’église originelle, fondée au VIe siècle par Saint-Avit, évêque de Clermont, elle fut rebâtie aux XIe et XIIe siècle, après avoir été brûlée par les Normands. On acheva la façade occidentale à l’instigation d’un autre évêque de Clermont, Ponce de Polignac, qui fit appel en 1185 à la générosité du clergé et des fidèles, promettant des indulgences et les prières des chanoines à qui se montrerait généreux.

Elle est  construite en arkose blonde, une sorte de grès, elle a une harmonie presque parfaite qui serait due à l’application du Nombre d’or. Elle a été remaniée au XIXe par l’ajout du clocher et de dalles de lave en remplacement des tuiles romanes d’origine. Ces dalles ont été retirées depuis et la toiture refaite à l’identique de l’originale, en tuiles canal. Le chevet est un exemple parfait de l’art roman auvergnat, il est fait de fines mosaïques, mais  l’association du clocher au XIXe siècle a dénaturé l’ensemble. À l’intérieur, on est frappé par la sobriété, le chœur est surélevé et entouré d’un déambulatoire sur lequel s’ouvrent quatre chapelles rayonnantes.

Les chapiteaux les plus beaux d’Auvergne.  

La richesse de la sculpture est visible particulièrement dans les nombreux chapiteaux historiés.
Ils semblent montrer les séquences d’un film dont on aurait seulement retenu les images essentielles: le combat des vices (avarice) et des vertus (largesse et charité), et les scènes importantes de la Bible. C’est le cas de l’un des chapiteaux les plus remarquables qui représente Adam et Ève chassés du Paradis terrestre. L’ange prend Adam par la barbe, mais celui-ci estimant ne pas avoir été le seul coupable, tire les cheveux de sa compagne. Le décor du portail sud est à lui seul une véritable bande dessinée.
Malgré les mutilations, on reconnaît parfaitement sur le linteau à gauche, l’adoration des Mages, puis la présentation au Temple et à droite le baptême du Christ. Sur le tympan, le Christ en majesté, le tétramorphe représentant les quatre évangélistes et deux séraphins (anges) dotés de plusieurs paires d’ailes avec lesquelles ils se cachent. La basilique fait partie des cinq églises romanes d’
Auvergne dites « majeures » avec Saint-Austremoine à Issoire, la basilique Notre-Dame d’Orcival, l’église de Saint-Nectaire, et celle de Saint-Saturnin.
Rénovation de la basilique Notre-dame du Port.Il y a  une importante campagne de rénovation de Notre-Dame,  elle subit actuellement de lourds travaux de restauration intérieure qui devraient s’achever en 2009. La basilique a été restituée dans l’état où elle était en 1900, c’est-à-dire avec ses couleurs d’origine et ses volumes très purs. Toutes les pierres seront nettoyées, les joints en ciment supprimés, les parements rebadigeonnés, les tableaux restaurés et les lustres refaits… La réfection prévoit également la mise aux normes de l’ensemble de l’installation électrique et du système de chauffage.

 

L’église Saint-laurent. 

Cette église se situe rue Saint Laurent, à l’origine une très ancienne église. Grégoire de Tours mentionne en 551 que son oncle l’évêque Gallus de Clermont y est enterré. Elle est aujourd’hui encastrée dans les immeubles du quartier du Port et n’est pas visible de l’extérieur. L’église actuelle est en arkose comme Notre-Dame du Port. Elle comporte une nef de deux travées et un chœur avec une travée droite et une abside en semi-circulaire en cul de four. Elle est utilisée comme église pour les messes des enfants, mais aussi comme salle de réunion et d’exposition par la paroisse.

 Saint Pierre Les Minimes. 

L’église Saint Pierre les Minimes, située en plein centre de la ville, place de Jaude, abrite un magnifique retable et présente régulièrement dans une chapelle à gauche de l’entrée des oeuvres d’art à caractère religieux.
 
Commencée dès 1630 (l’ancien couvent des Minimes) à l’époque où les couvents s’installaient un peu partout en Europe. Clermont accueille alors les pères Minimes dans un établissement construit grâce à la générosité de Marguerite Saulnier, veuve de François Lecourt, seigneur de Montdory. L’endroit n’est pas très salubre : situé en bas de la ville, entre les méandres de la Tiretaine qui sillonnent le quartier, et au bord de la place de Jaude alors encombrée de déchets. L’église fut successivement  modifiée, détruite, reconstruite et enfin achevée de 1895 à 1897, par Teillard, qui lui rajouta son dôme si caractéristique, l’église Saint Pierre Les Minimes, sévère, lourde et mal proportionnée n’est pas vraiment un édifice majeur, mais sa silhouette pataude de lave noire s’harmonise plutôt bien avec les flèches gothiques de son illustre grande sœur, la cathédrale. De belles boiseries (1736) sont toutefois dignes de la visite.

La chapelle est édifiée en lave andésite, avec sobriété et même sévérité selon les principes de vie des pères Minimes. Sous l’injonction des habitants, on décide cependant d’agrémenter la façade lourde et froide, en lui adjoignant, en 1731, deux clochers sont détruits en 1734 pour, en 1742, en construire un seul qui… s’écroule et que l’on reconstruit plus solidement immédiatement.

La Révolution approche. En 1790, la chapelle des Minimes est fermée et le monastère vidé de ses habitants. En 1793, les membres de la société jacobine investissent la chapelle pour s’y réunir, ce qui lui évitera la démolition. En revanche, l’église Saint Pierre qui se trouvait à l’emplacement du marché actuel est détruite en 1796. Elle transmettra son nom à la chapelle des Minimes après la Révolution, lorsque les paroisses seront reconstituées.

En 1857, la toiture de la nef est surélevée et l’on y ajoute un petit campanile orné des clés de Saint-Pierre. De 1895 à 1897, l’église est agrandie. L’architecte Teillard construit le chœur puis la croisée de transept en la surmontant d’un dôme et en supprimant le clocher construit en 1742.

La Chapelle des Cordeliers Vieux.


De la fin du XIIIème siècle, construite probablement en 1271, elle abrite désormais un pôle multimédia ainsi que des espaces d’expositions.

L’église Notre-Dame de la Prospérité de Monferrand. 

L’église Notre-Dame de la Prospérité, dans  Montferrand, construite entre le XIVe siècle et le XVIe siècle.

    L’église des Cames Déchaussé.

L’église des Carmes Déchaussé, construite au XVIIIe siècle sur l’emplacement d’un ancien couvent donné par l’évêque Joachim d’Estaing aux Carmes Déchaussé en 1653. Les travaux furent réalisés à partir de 1752 avec d’autres interventions plus tard. Elle est de style baroque. Son plan est dit en quatrefeuille. L’église jouxte le cimetière des Carmes où sont enterrées de nombreuses personnalités clermontoises. L’église a perdu sa vocation religieuse au début du XXe siècle et est aujourd’hui utilisée comme entrepôt.

    L’église saint-Eutrope.

L’église Saint-Eutrope , édifiée sur l’emplacement d’une basilique dédiée à Saint Étienne et détruite par les Normands. Une première église fut construite au XIIe siècle. Elle fut détruite partiellement en 1827 puis complètement en 1858. L’église actuelle a été construite entre 1858 et 1862.

     L’église Saint-Joseph.

L’église Saint Joseph construite entre 1883 et 1897 sous l’impulsion de monseigneur Joseph Boyer par les architectes Banier et Mitton , ce dernier pour la façade. Le style imite les églises romanes auvergnates. Elle comporte, entre autres, des vitraux datant de la première moitié du XXe siècle et une Adorations des mages du sculpteur Émile Gourgouillon visible au-dessus du portail d’entrée. Mais aussi un magnifique orgue qui attend depuis des années des financements pour être restaurer.

 

Sources :

http://www.art-roman.net/ndport/ndport.htm

http://www.romanes.com/Clermont/ND_Port/

http://www.amazon.fr/Auvergne-Bourbonnais-gothiques-%C3%A9difices-religieux/dp/2708406833

*http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/08/05/le-puy-de-dome-le-geant-des-domes/

L’hôpital Sabourin.

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Le projet de l’hôpital Sabourin.

À la fin de la Première Guerre mondiale, la France détenait le triste record du taux de mortalité en matière de tuberculose. Les équipements médicaux de l’époque étaient peu adaptés. Ce n’est qu’au début des années 1920 que sera mis en place un vaste plan de lutte anti-tuberculose en France. Clermont-Ferrand ne comptait à l’époque que trois hôpitaux surchargés et incapables de répondre aux nouvelles techniques médicales. C’est dans ce contexte que la ville de Clermont-Ferrand décida de se doter d’un hôpital-sanatorium moderne. Le projet de la construction de Sabourin est lancé.

La Commission administrative des Hospices civiles de Clermont-Ferrand décide en 1929 de lancer un concours pour la construction d’un « hôpital sanatorium moderne ». Un cahier des charges est établi, prévoyant notamment le nombre de lits, un allotissement du marché et une prime aux candidats. Le concours est anonyme et la Commission donne des titres aux projets reçus. Le concours est lancé par la délibération de la Commission en date du 20 décembre 1929. Le projet allait porter le nom de Sabourin, en mémoire du docteur Charles Sabourin (1849-1920). Ce docteur en médecine est reconnu pour ses travaux, très novateurs à l’époque, sur l’anatomie et la pathologie pulmonaire. C’est ainsi qu’il ouvrit le premier sanatorium de statut privé en Auvergne à Durtol, près de Clermont-Ferrand, pour mettre en pratique ses théories : un lieu de moyenne altitude adapté aux soins des tuberculeux.

Dans son procès-verbal du lundi 7 avril 1930, la Commission indique que « l’ensemble ayant été jugé nettement insuffisant tant par le manque d’études du terrain, de son orientation, de sa pente, de la nature de son sol que par le manque d’observation du programme en lui-même, la Commission décide de ne retenir aucun projet et de n’attribuer aucun prix, dès lors de ne pas ouvrir les enveloppes portant le nom des candidats ». Elle va cependant tenir compte de l’effort fourni par trois des concurrents. Toujours dans le procès verbal de 1930, elle décide d’attribuer à simple titre d’indemnité, des sommes de l’ordre de 2 000 francs à ces trois projets.

La Société Centrale des Architectes indique, par courrier du 20 mars 1930, que « la Commission mixte des Concours publics, dans sa séance du 19 mars 1930, désigne Albéric Aubert pour représenter La Société Centrale au jury du concours ». Albéric Aubert allait donc siéger au jury.

Certains candidats se sont indignés face au refus de la part de la Commission à verser les primes prévues au cahier des charges. L’architecte Paul Weber exprime cette indignation dans une lettre datée du 7 mai 1930. Puis, dans un courrier daté du 17 mai 1930, il menace la Commission de porter plainte contre elle « pour violation de ses engagements ».

Albéric Aubert sera finalement retenu comme maître d’œuvre de l’hôpital antituberculeux de Montferrand. En effet, il succède à Jean Amadon au poste d’architecte des Hospices civiles de Clermont-Ferrand, aux alentours du 1er janvier 1930. La participation de Valentin Vigneron ? Valentin Vigneron serait, selon certains, l’architecte principal de l’hôpital-sanatorium Sabourin. En effet, plusieurs documents constituent des traces étayant cette thèse. Il aurait même participé au concours pour la construction de l’hôpital antituberculeux de Montferrand, sous le nom « Air et Lumière

Construction de L’Hôpital-sanatorium Sabourin L’hôpital est construit dans les années 1930, par l’architecte clermontois Albéric Aubert, sur les coteaux du puy de Chanturgue, à l’entrée nord de Clermont-Ferrand, rue du docteur Bousquet. Le terrain a été choisi dès 1929. Le choix du puy de Chanturgue (entre 362 et 391 mètres d’altitude) répondait aux critères de l’époque d’implantation des sanatriums : protection contre les vents dominant, isolement dans la nature, possibilité de créer un parc clos et surveillé, ouverture sur le paysage, salubrité du terrain.

La plus grande aile du bâtiment principal est construite perpendiculairement aux coteaux du puy de Chanturgue. Sa façade principale est orientée vers le sud, permettant ainsi aux patients de profiter de la vue dégagée et du soleil.

L’architecture.

L’architecture est nettement influencée par les théories récentes de Gropius et du Corbusier. Il constitue le seul exemple d’architecture moderne de l’entre-deux-guerres de la région. La construction des bâtiments commença en 1932. Au départ, le site devait comporter 3 bâtiments adoptant un plan en « U ».

Premièrement, le bâtiment principal, surnommé « le paquebot » en raison de sa forme élancée sortie du flanc de la colline. Deuxièmes la villa du médecin-chef ou villa du directeur. Située au nord-ouest du bâtiment principal, elle adopte les « cinq points de l’architecture moderne »: plan libre, façade libre, pilotis, toit terrasse et fenêtre en longueur. Enfin troisièmes, le pavillon du personnel, situé au nord-est du bâtiment principal, sur deux niveaux. Il adopte un plan à redents, c’est-à-dire qu’il est composé de deux bâtiments articulés sur un troisième.

Première modification du bâtiment principal.

L’architecture de départ subit plusieurs transformations au cours de l’exécution des travaux. L’augmentation du nombre de lits qui passent à 200, avec 105 pour les hommes, 76 pour les femmes et 19 pour les enfants, la construction d’un bâtiment destiné aux chaudières centrale thermique électrique à accumulation. C’est à la suite des observations du Ministère de la Santé que ce bâtiment fut installé, ce qui pour l’architecte déséquilibra la symétrie de son projet.

La construction a connut un dépassement de budget assez important : le devis réalisé en 1930 estimait l’ouvrage à 5 630 000 francs; après travaux, le projet coûta finalement 10 004 788 francs, ce qui provoqua une polémique dans la presse. De plus, et à l’exception des marchés des terrassements, maçonnerie et béton armé, les autres marchés furent attribués en cours de chantier (par exemple, le marché pour la fourniture et l’installation d’ascenseurs et de monte-charges a été conclu le 13 mai 1933, celui de l’assainissement conclu le 10 février 1934).

Lors de la conception du bâtiment principal, l’architecte a opté pour un plan en « T », composé de deux parties:

Au sud, la partie large et étroite, longue de 96 mètres, haute de 4 étages et réservée aux salles de cures et d’ensoleillement. Au nord, l’avant-corps central relatif aux espaces d’hospitalisation et des services.

La symétrie de ce bâtiment, bien que partiellement estompée par l’ajout du bâtiment des chaudières, a été pendant longtemps exploitée par les services hospitaliers en consacrant l’aile ouest aux femmes, et l’aile est aux hommes et aux enfants. La particularité du terrain incliné avec une pente du terrain est d’environ 25° très prononcée a été exploitée de manière ingénieuse par l’architecte, l’étage dit du rez-de-chaussée est déjà, en réalité le troisième étage de l’extrémité orientale.

Les activités dans les différents étages de l’hôpital-sanatorium étaient donc construit ainsi Le troisième sous-sol, seulement à l’Est : chambres mortuaires, la petite chapelle. Le deuxième sous-sol : 16 chambres donnant sur le couloir central qui double au nord la galerie d’arrivée des malades. Le premier sous-sol : 16 chambres, salles de jeux, cinéma, les services de buanderie, de lingerie, accès au nord aux véhicules de livraison. Le rez-de-chaussée : l’entrée demi-cylindrique du poste concierge qui distribue de chaque côté l’escalier réservé aux hommes et celui réservé aux femmes, service des entrées et à la direction, le bloc-cuisine, une dizaine de chambres, des salles de repos, et les salles à manger. Le premier étage : 22 chambres (11 pour les hommes, 11 pour les femmes) disposées en « dents de scie », pour avoir une exposition permanente par le biais des baies d’équerre (sud-est, sud-ouest). Le côté nord du bâtiment est consacré au bloc médical. Le deuxième étage : divisé en quatre dortoirs, 38 lits. Le troisième étage : il présente un décrochage de plan, ce qui permettait de sortir les malades. Le vaste solarium : il couronne le bâtiment permettait aux malades d’y prendre le soleil. Ils y étaient acheminés par un système de monte-lits.

En décembre 1936 l’hôpital est mis en service sous la direction de Pierre Luton. Les activités de sanatorium du bâtiment étaient sa raison d’être. Cependant, l’établissement s’est progressivement écarté de cette activité alors que des techniques de soin de la tuberculose plus performante arrivaient pour se recentrer sur une activité essentiellement hospitalière mais toujours liée, principalement à la pneumologie.

Deuxième modification.


Après les années de guerre, le bâtiment principal subit plusieurs modifications :

-Un conduit d’évacuation des fumées est construit sur la façade, obstruant certaines terrasses; -Les stores remplacés par des volets roulants en bois, masquant ainsi les impostes vitrées;

-Un toit bombé sur l’avant-garde nord, obstruant la coupole du deuxième étage. De plus, deux nouveaux bâtiments seront construits, amputant le jardin. L’un de ces deux bâtiments avait pour objectif d’accueillir des patients, l’autre étant conçu pour abriter le service d’allergologie, donnant sur la rue Apollon.

 

Activités de l’hôpital Sabourin.

Le 16 mars 1944, le bâtiment va être partiellement détruit à la suite d’un bombardement aérien visant les usines Michelin, proche de l’hôpital-sanatorium. Les services seront alors transférés à l’Hôtel-Dieu. Le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme décide d’attribuer 900 000 francs aux Hospices civiles de Clermont-Ferrand. La Commission décide d’attribuer cette somme pour la reconstruction du sanatorium Sabourin au titre des dommages de guerre (voir la délibération de la Commission du 5 décembre 1947). dans une décision du 18 mai 1948, « La Commission administrative décide de faire procéder à la réfection des peintures de l’Hôpital-sanatorium Sabourin pour compléter la remise en état de cet établissement en partie détruit par le bombardement aérien du 16 mars 1944. Le traité a été passé avec l’entreprise David. Le montant des travaux est évalué à 9 millions. » Une lettre datée du 8 juillet 1950 indique que les travaux de reconstruction à l’identique sont terminés. Un courrier daté 2 septembre 1957 précise que Secrétariat d’État à la Reconstruction et au Logement verse une somme 1 807 962 francs pour le sinistre qui a affecté le Sanatorium Sabourin». Les années 1960 voient apparaître de nouvelles techniques de soins de la tuberculose, ce qui entraîne une modification de l’essence même du bâtiment. Certains ont parlé d’une phase d’obsolescent de l’hôpital-sanatorium. En pratique, les bâtiments se sont recentrés sur l’activité hospitalière, et non plus de sanatorium. Le panneau d’entrée situé sur l’avant-garde nord a ainsi été modifié pour suivre l’évolution des activités des lieux: de « Hôpital-sanatorium Sabourin », il est devenu « Hôpital Sabourin, centre de pneumo phtisiologie, Pierre Lutton ».

Dans les années 1970, les bâtiments vont subir une mutation fonctionnelle. Jusqu’en 1995, l’hôpital Sabourin se spécialise dans le domaine de la pneumo-allergologie (avec le service de pneumophtisiologie et le laboratoire d’allergologie). De manière générale, les modifications vont être liées à l’évolution des techniques et de la réglementation. Puis les services sont transférés sur d’autres pôles médicaux de Clermont-Ferrand. Désaffecté depuis 1997, après une période de plusieurs années où il s’est lentement détérioré, sans que les pouvoirs publics prennent conscience de son architecture. Début 2000 l’hôpital est reconnu monument historique par arrêté du 24 mars 2000, le sauvetage est in extremis du bâtiment par un groupe de passionnés. En 2002, les bâtiments sont rachetés par l’État pour y implanter l’école d’architecture. Puis en 2004 le bâtiment se voit attribuer le label de « Patrimoine du XXe siècle » par le ministère de la Culture et en début 2006 les travaux de restauration qui commencent par la villa du directeur.

Le Mystère du Domaine royal de Randan.

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Histoire du domaine royal.

Jusqu’au XIe siècle, les gens ne se connaissaient que par leur surnom. C’est à partir de cette époque que les nobles adoptèrent des noms fixes et héréditaires. C’est donc en 1204 qu’on relève l’existence d’un Beaudoin de Randan, Châtelains de Randan dont on ne sait pratiquement rien, si ce n’est sa descendance. L’origine du château de Randan dans le Puy-de-Dôme remonte à l’époque médiévale. Il aurait été construit en 1202 à l’emplacement d’un ancien monastère du 6ème siècle. Le premier château, une seigneurie des Polignac qui a résisté à un tremblement de terre en 1490, a été fortement modifié au 17ème siècle, sous l’impulsion de la marquise de Senecey, Marie-Catherine de la Rochefoucauld. En 1821, le futur roi Louis-Philippe, qui l’avait acheté au Duc de Choiseul, et le cède à sa sœur Adélaïde d’Orléans en 1821. Sous son occupation, le domaine subit ses plus profonds changements, avec l’intervention du célèbre architecte Pierre-François-Léonard Fontaine qui, après la galerie d’Orléans au Palais Royal, la réunion du Louvre et des Tuileries, les jardins du Palais de l’Elysée et le parc Monceau à Paris, transforme l’édifice principal en une romantique bâtisse de briques polychromes, et création un parc paysager. Il paraît que Louis-Philippe n’aurait jamais séjourné à Randan en tant que roi, lui préférant sans doute son château d’Eu, en Seine-Maritime.

De 1819 à 1831, ce célèbre architecte travailla pour le futur roi dans son château de Neuilly et de 1830 à 1833 transforma à sa demande celui voisin de Maulmont à Saint-Priest-de-Bramefant, acquis par Adélaide en 1829, en rendez-vous de chasse pour lui et sa cour.

Fontaine aurait également dessiné l’aile de la « Galerie des Batailles » créée par le roi au château-musée de Versailles, où figurait son effigie par le peintre d’histoire et de portraits Joseph-Désiré Court.

Une description du château et du parc contemporaine de Madame Adélaide est citée par l’historien Georges Touchard-Lafosse:

« La royale propriétaire de ce domaine ne le visite pas souvent; cependant c’est un séjour enchanteur. Le parc, artistement dessiné, est coupé d’allées nombreuses bien sablées; il est aussi planté de beaux bouquets d’arbres et d’arbustes. Des fleurs y répandant partout leur parfum; d’admirables perspectives y sont adroitement ménagées. C’est une vue superbe, qui, à elle seule, vaut le voyage. Le château n’a rien de positivement curieux : c’est une vaste et splendide maison bourgeoise. L’intérieur est tout moderne aussi : c’est fort propre, fort élégant, fort riche. On visite donc Randan pour sa terrasse, pour sa chapelle, pour ses cuisines, pour sa salle à manger; les cuisines sont si grandes, les fourneaux, les foyers, les broches y sont si vastes, si multipliés, que Rabelais s’en fut inspiré pour les apprêts du dîner de Pantagruel. ? »

À la fin du XIXe siècle, la comtesse de Paris, Marie-Isabelle d’Orléans-Montpensier, fille aînée d’Antoine d’Orléans, le 9e enfant de Louis Philippe Ier, et épouse de son cousin germain, Louis Philippe d’Orléans II, remanie et modernise le domaine, électrification, eau courante. L’écrivain Henri Pourrat a évoqué ce château bourbonnais et « ses tapisseries de briques noires et roses (…) l’esplanade à nobles ombrages (…) On faisait proverbe de ses immenses cuisines, si bien agencées que les fumets ne pouvaient en se croisant altérer la saveur des sauces ».

Henri d’Orléans, 4e comte de Paris de 1929 à 1999 et prétendant à la Couronne de France le 25 août 1940, séjourna enfant avec ses parents dans cette propriété familiale, où fin juillet 1914 ils apprirent la déclaration de guerre.

En 1915, après y avoir installé un hôpital militaire, comme d’autres châtelains français, dont son fils le duc de Guise au Nouvion-en-Thiérache ou Gaston Menier à Chenonceau, la comtesse de Paris et ses filles se firent infirmières pour y soigner les soldats blessés.

Déclin et ruine.

En 1848, la chute de la Monarchie de Juillet, marquant la fin de la royauté, bouleverse à nouveau le destin de Randan qui, telle la Belle au Bois Dormant, plonge dans un profond sommeil pendant un demi-siècle. Le « prince charmant » vient sous les traits de Marie-Isabelle d’Orléans, Comtesse de Paris, petite-fille de Louis-Philippe, qui permet au château d’entrer, la tête haute, dans le 20ème siècle. C’est elle qui commande à Alphonse Osbert, en 1899, le tableau de la muse « pleurant le départ de la princesse ». De qui parle-t-on ? Il est fort probable qu’il s’agisse de la Princesse Adélaïde d’Orléans, décédée en 1847, à Paris, loin de sa propriété d’Auvergne qu’elle aimait tant. Mais pourquoi une muse, personnage récurrent chez ce peintre symboliste ? Une inspiration mythologique ? Ou l’évocation d’un mystère

Le mystère d’Alphonse Osbert.

Un mystère d’une toile nourri l’imagination. Une toile du peintre Alphonse Osbert, exposée au château avant l’incendie et conservée de nos jours en lieux sûrs, représente une figure féminine, entourée dans un halo surnaturel, et tenant le château entre ses mains. Commandée à la fin du 19ème siècle par la Comtesse de Paris, le tableau s’intitule « La muse de Randan pleurant le départ de la princesse ». On connaît le goût de l’artiste pour ses personnages mythologiques et ses messages symboliques. Mais, faut-il y voir l’évocation d’un drame.

À la mort de la princesse Adélaïde d’Orléans en 1919 dans son autre propriété andalouse, le domaine échut à son plus jeune fils Ferdinand, dernier duc de Montpensier, qui, à 37 ans, y épousa sur les instances de ses sœurs, le 20 août 1921, Marie-Isabelle Gonzalez de Olaneta e Ibarreta (1895-1958), 3e marquise de Valdeterazzo, fille du vicomte de Las Antrinas ; le couple y vivra seulement trois ans, jusqu’à la mort inexpliquée du duc – par overdose involontaire de drogue ? – qui avait testé en faveur de sa jeune femme.

Que s’est-il passé à Randan en 1925 ?

Dans la nuit du 24 au 25 juillet, entre 1h00 et 5h30, le feu prend dans le salon chinois de cette magnifique propriété du Puy-de-Dôme, située entre Clermont-Ferrand et Vichy.

Voyant des flammes sortir par la fenêtre, un serviteur donne l’alerte. La duchesse de Montpensier, qui vit rarement au château depuis le décès de son mari, est réveillée par les cris, en langue maternelle, de sa vieille nourrice espagnole. Le personnel s’active pour circonscrire l’incendie. A 5h30, le tocsin retentit dans le village. Les habitants accourent. Sous le commandement du lieutenant Seguin, les pompiers de Randan sont déjà l’œuvre. Mais, faute de pression dans les pompes, l’eau vient à manquer. Malgré des efforts désespérés pour acheminer, le long d’une chaîne humaine, l’eau du bassin au château, à l’aide de seaux, les flammes gagnent en intensité et le sinistre se propage rapidement aux étages.

Pendant ce temps, le maire de Randan et le notaire de la famille de Montpensier tardent à revenir de Vichy avec des renforts. Les pompiers de Clermont-Ferrand et de la maison Michelin, sollicités par téléphone, arrivent trop tard. Le feu n’est pas contenu avant 10h00. A cette heure, les dernières flammes faiblissent sous le jet des lances à incendie. Le château n’est plus qu’un amas noirci de poutrelles métalliques et de pans de murs calcinés. Les étages ont disparu. Le calme est revenu. Le mobilier et les collections d’art, qui ont réchappé tant bien que mal au brasier, reposent sur la pelouse, au soleil. On ne déplore aucun blessé. A 14h00, des flammes reprennent et donnent le coup de grâce aux derniers planchers qui tiennent encore debout. Des pompiers sont touchés, certains gravement.

La duchesse quitte le château pour Vichy. Afin d’éloigner les curieux et les imprudents, les grilles sont cadenassées et le château placé sous haute surveillance. Le destin de Randan est scellé par une enquête sans conclusion. S’agit-il d’un acte de malveillance, attribué à un domestique congédié ? La duchesse a rapporté aux enquêteurs qu’elle avait entendu des bruits de pas, une première fois, vers 22h00, dans la cour d’honneur, puis une seconde fois avant de se mettre au lit.

Un bouc émissaire parfait.

Le 20 août 1921, le Prince Ferdinand d’Orléans, duc de Montpensier, épouse, à Randan, une grande d’Espagne, Maria Isabel Gonzalez de Olaneta y Ibarreta, Marquise de Valdeterrazo. Lorsque le duc s’éteint au château le 30 janvier 1924, court la rumeur locale selon laquelle sa veuve n’aime pas le domaine. En outre, le remplacement un peu brusque des vieux serviteurs par des domestiques espagnols n’aurait pas contribué à améliorer la réputation de la duchesse.

Le jeudi 23 juillet 1924, la duchesse entame un bref séjour à Randan, en compagnie de sa suite et d’une de ses cousines. Le lendemain, par une matinée de forte chaleur, les deux femmes visitent le cabinet chinois, situé dans l’aile droite du château. Elles laissent les fenêtres ouvertes, en quittant la pièce. Après le dîner, elles veillent tard dans l’un des salons du rez-de-chaussée, jouant aux cartes, puis montent se coucher vers 1h00. L’alerte au feu sera donnée quelques heures plus tard.

Une escroquerie à l’assurance ? Improbable : celle-ci était caduque depuis le décès du duc, faute de paiement des primes.
Un court-circuit ? Impossible car, même si le château était équipé d’un générateur d’électricité en cours de rénovation, les batteries étaient hors service depuis plusieurs années, faute d’entretien. L’éclairage était donc assuré par des lampes à pétrole, sans doute à l’origine du sinistre.
C’est la meilleure explication : il s’agirait d’un accident ! Donc les hypothèses, alimentées par les rumeurs locales, sont écartées. Mais le mystère de l’incendie de Randan ne sera jamais élucidé, ne laissant que des ruines qui ne furent pas relevées, d’où émergent encore, quatre-vingts ans après, les hautes cheminées de brique. Entre autres pièces artistiques de valeur disparut ainsi un précieux cabinet chinois.
L’essentiel du contenu du château, décoré et meublé depuis un siècle, sauvé du brasier fut rapidement transporté en Espagne – où la duchesse vécut jusqu’en 1958 – tandis que furent entreposées dans ses dépendances les nombreuses autres œuvres et objets d’art, peintures et meubles, dont un musée cynégétique, composé de quatre cent cinquante trophées rapportés du monde entier par la comtesse de Paris et par son fils, naturalisés par le meilleur taxidermiste de l’époque et mis en scène dans des dioramas très réalistes : « L’importance de ce goût britannique de la famille d’Orléans (…) Même dans les collections de taxidermie, l’Angleterre est dominante. Les animaux naturalisés pour le duc d’Orléans (museum d’Histoire Naturelle de Paris) ou ceux conservés à Randan proviennent de la maison Rowland-Ward à Londres. De même les équipages, la sellerie et les véhicules, etc »

D’autres exemples de ce type de cabinets d’histoire naturelle particuliers sont visibles au « musée Africain » du baron Napoléon Gourgaud – qui participa aux safaris africains du baron suédois Bror Blixen – à l’île d’Aix (Charente-Maritime) et au musée de La Chasse et de La Nature de Paris, ancienne collection du couple Sommer.

Sauvetage et résurrection.

Le 25 juillet 1940 fut élaborée dans la vaste clairière de la forêt de Randan la charte constitutive des « Compagnons de France », mouvement créé par le régime de Vichy « pour encadrer les adolescents perdus dans l’exode et les jeunes garçons défavorisés », dirigé par Guillaume de Tournemire. Le 26 juillet 1942, leur protecteur Philippe Pétain, chef de l’État français, vint à Randan, où 5 000 jeunes avaient monté un immense camp de tentes blanches, rendre hommage à leur action, journée dont le journal parisien L’Illustration rendra compte le 8 août 1942 ; un chêne est planté à cette occasion. Après la seconde Guerre Mondiale le comte de Paris, héritier présomptif du duc jusqu’à son mariage, revendiqua sans succès un lot important d’argenterie et de bijoux de famille issu du « legs Montpensier » – il fut débouté en justice, peut-être sur intervention personnelle du général Franco – tant auprès de la duchesse que de son légataire universel José Maria Duarte, aristocrate espagnol qui fut son majordome et second époux secret. En 1991, l’État français, soucieux d’empêcher la dispersion des souvenirs Orléans remisés là depuis soixante-dix ans, et dont la chapelle néo-classique (1831) abrite trois cénotaphes copiés sur ceux de la nécropole familiale de Dreux – dont celui d’Adélaide d’Orléans au « gisant » dû à Aimé Millet – les classe Monuments Historiques en qualité d’ensemble mobilier lié à une demeure ancienne. En 1996 plusieurs photographies de la comtesse de Paris, au château au milieu d’un groupe d’infirmières et de soldats avec sa fille Amélie, dernière reine du Portugal (détrônée en 1910), sur son lit de mort à Séville, du jeune duc de Montpensier devant la facade Est du château, du couple ducal sortant de l’église de Randan le jour du mariage, et du duc Philippe d’Orléans (1869-1926) devant son atelier de naturaliste, et d’une salle du musée cynégétique qu’il créa dans sa résidence anglaise de Woodnorton, ancienne propriété de campagne du duc d’Aumale – offertes par lui à la Ville de Paris qui les installa au Jardin des Plantes (museum d’Histoire Naturelle) – documents issus des archives familiales du comte de Paris, ont été publiées dans son Album de famille, texte de Michel de Grèce (Perrin). Le comte de Paris intervint auprès de Valéry Giscard d’Estaing, président du Conseil régional d’Auvergne, afin que Randan ne soit pas vidé et démantelé.

En 1999, les Duarte, une branche aristocratique proche de la famille royale ibérique, décident de « s’écarter » des volontés testamentaires de la Comtesse de Paris en mettant le domaine, et toutes ses collections, en vente aux enchères publiques le dernier domaine royal français du XIXe siècle, immeubles et meubles – le catalogue de l’importante vacation prévue les 23 et 24 mai 1999 pour un montant total estimé de 12 millions de francs (environ 1,8 millions d’euros) qui est établi par l’étude de commissaires-priseurs parisiens Millon et associés – mais l’Etat s’y oppose et achète en 2000 les collections, soit 280 pièces d’armes et 4 896 objets mobiliers divers. Soucieux de préserver le patrimoine national, le Ministère de la Culture compromet la dispersion sauvage des œuvres d’art en achetant le tout, à l’issue d’un bras de fer musclé. La taxidermie du duc de Montpensier, grand amateur de chasse, et la vaisselle est mise à l’abri. On compte aussi du mobilier et des tableaux de valeur, que le Conseil Régional souhaite vivement valoriser auprès du public, dans le cadre d’un futur musée. Propriétaire du domaine depuis février 2003, le Conseil Régional d’Auvergne, a entrepris un vaste programme de restauration pour redonner à cette ancienne demeure royale toute la valeur patrimoniale qu’elle mérite, à commencer par les jardins et le parc, la toiture de l’Orangerie, les communs et les vitraux de la chapelle. Suivront les cuisines, édifiées sur un seul niveau et couvertes d’un toit-terrasse, autrefois jardiné, qui relie le château à la chapelle. Seul le château, vestiges d’une construction du 19ème siècle à partir d’un édifice médiéval, est laissé aux caprices des ronces, des oiseaux et de la rouille. Les conduits de cheminée pointent encore vers le ciel, malgré l’incendie de 1925 et la tempête de 1999. Le 30 octobre 2000 eut lieu à l’Hôtel Drouot, à Paris, la vente de « Souvenirs historiques provenant de la succession de Mgr Henri d’Orléans, comte de Paris »…

En 2005 a été créée « l’Association des Amis du domaine royal de Randan » pour appuyer ces efforts et recueillir les documents historiques relatifs au domaine.

Aujourd’hui, sous les pâles rayons du soleil, se dessine la silhouette d’une ruine dont l’esthétisme ne manque pas d’inspirer les plus incroyables histoires. Ce qui force l’admiration à Randan, c’est la manière dont les hommes luttent contre cette inexorable course du temps.

Sources:

http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/decouverte/63/domaine-randan/domaine-de-randan.htm

http://humeursetphotos.blogs.nouvelobs.com/album/domaine_royal_de_randan/

http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://atelier.ditsch.fr/cha/htmlR/images/randan2gd.gif&imgrefurl=http://atelier.ditsch.fr/cha/htmlR/randan.htm&h=415&w=600&sz=17&hl=fr&start=16&um=1&tbnid=RC34hF3lbyGPbM:&tbnh=93&tbnw=135&prev=/images%3Fq%3Ddomaine%2Bde%2Brandan%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN

Le Puy-de-Dôme, le « Géant des Dômes ».

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Le puy de Dôme 1465 mètres est un volcan endormi de la chaîne des Puys, qui se trouve dans le Massif central, dans la région Auvergne. Il se situe à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand et a offert son nom au département du Puy-de-Dôme. En occitan son nom se dit Puèi de Doma / Puèi Domat. La chaîne des Puys, aussi appelée Monts Dômes, est un ensemble volcanique s’étirant sur plus de 30 km. La Chaîne des Puys est devenue en 2000, un site classé est située dans le Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne, elle est traversée par un sentier de grande randonnée, le GR4, qui relie l’Atlantique à la Méditerranée.Orientée nord-sud parallèlement à la faille bordière qui limite la plaine de la Limagne à l’ouest, la chaîne comporte une centaine de volcans appelés puys.

Géologie de la chaîne des puys avec ces 80 volcans.

Ces volcans datent de l’ère quaternaire, les premières éruptions ont eu lieu aux alentour 70 000 ans, les plus récentes il y a moins de 8000 ans, cela veut dire d’après les experts scientifiques, qu’une reprise de l’activité volcanique dans cette région n’est pas impossible. Certains de ces puys ont des cratères, d’autres pas. Au centre de la chaîne des Puys, le puy de Dôme avec ces 1465 m domine nettement ses voisins puisqu’il s’élève à 600 m environ au-dessus du plateau (environ 800 m d’altitude) sur lequel ils sont tous situés (les autres ne dépassant pas les 200 m). Les autres puys sont du nord au sud :

  • Le lac-cratère (ou maar) du gour de Tazenat,
  • Le puy de Montiroir,
  • Le puy de Chalard,
  • Le puy de Beaunit,
  • Le puy de Verrière,
  • Le puy de Paugnat,
  • Le puy de la Goulie,
  • Le puy de Lespinasse,
  • Le puy de la Nugère,
  • Le puy de Louchardière,
  • Le puy de Jumes,
  • Le puy de la Coquille,
  • Les puys des Gouttes et Chopine,
  • Le puy de Lemptegy,
  • Le puy de Chaumont,
  • Le Petit-Sarcouy,
  • Le Grand-Sarcouy,
  • Le puy des Goules,
  • Le puy de Pariou,
  • Le Cliersou,
  • Le puy de Côme,
  • Le Grand Suchet,
  • Le petit Suchet,
  • Le petit puy de Dôme,
  • Le puy Besace,
  • Le puy Grosmanaux,
  • Le puy Montchier,
  • Le puy de Barme,
  • Le puy de Larchamps,
  • Le puy Mercœur,
  • Les puys de Lassolas et de la Vache,
  • Le puy de Charmont,
  • Le puy de la Rodde,
  • Le puy de Monténard

Un peu à part, plus à l’est, près de Royat, se trouve le puy de Gravenoire, juste en bordure de la faille.

Trois caractères de volcans.

Le modèle strombolien, le plus fréquent dans la chaîne : le cône est formé par l’accumulation des scories éjectées appelées « pouzzolane » dans la région, au sommet se forme un cratère, quand la pression devient trop forte, des coulées de laves sont émises formant ce que l’on appelle des « cheires ». La lave étant généralement assez fluide, ces coulées peuvent être très longues, certaines, en barrant le lit d’une rivière, peuvent former des lacs, comme exemple lac d’Aydat.

Le modèle peléen se forme par l’extrusion progressive d’une lave très visqueuse, s’accumulant en forme de dôme. Le dôme peut exploser brutalement libérant des gaz : les nuées ardentes qui partent à l’horizontale à très grande vitesse, détruisant tout sur leur passage. Aucun cratère n’est visible, il n’y a pratiquement pas de coulée de lave, celle-ci étant trop visqueuse, le puy de Dôme est de ce modèle là, un volcan explosif de type péléen endormi depuis environ 12 000 ans. Il est constitué de deux blocs de trachyte emboîtés, fruits de deux éruptions successives. Il repose sur un plateau granitique situé à 1 000 mètres d’altitude, comme tous les volcans de la Chaîne des Puys. Au sud-ouest à côté du col de Ceyssat, il y a 8 500 ans, l’éruption du cratère Kilian l’a recouvert de projections. Le poids du volcan est estimé à 1 200 000 tonnes pour un volume d’un million de mètres cubes. Le puy de Dôme est le sommet le plus connu de ce type, mais il y en a quelques autres : le puy Chopine, le Grand-Sarcouy.

Le modèle des maars qui sont des dépressions, généralement formant aujourd’hui un lac, résultant de l’effondrement du plateau sous l’effet d’une éruption phréatique : par exemple, le gour de Tazenat.

La nature volcanique a été déterminée par Jean-Étienne Guettard (1715-1786) en 1752 , appelé des monts en forme de « taupinières ». Après des contestations, Malesherbes attribua définitivement la paternité de cette découverte à ce dernier.

Histoire du « Géant des Dômes ».

Un lieu dédié aux divinités.

Les Gallo-Romains ont construit à son sommet un temple dédié à Mercure Dumias, installé au Ier ou au IIe siècle sur l’emplacement d’un ancien temple gaulois, et dont le rayonnement dépassait de loin les limites du territoire arverne. Il fut abandonné vers le IIIe ou IVe siècle et a été redécouvert en 1873 lors de la construction d’un observatoire atmosphérique. Selon Pline l’Ancien, ce temple était orné d’une statue monumentale du Dieu Mercure, œuvre du sculpteur grec Zénodore vers -60, mais aujourd’hui, il n’y a aucune preuve de son existence.

Voir: http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/02/01/vercingetorix-guerrier-roi/

L’expérience de Blaise Pascal et le premier laboratoire permanent de météorologie de montagne.

En 1648, Blaise Pascal fit réaliser par son beau-frère Perrier l’expérience dite du puy de Dôme, pour démontrer que le phénomène connu à l’époque sous le nom de « suspension des liqueurs » n’était pas dû au principe aristotélicien de « l’horreur du vide » mais au contraire à l’existence d’une pesanteur de l’air, la pression atmosphérique. Le 22 juillet 1876, Émile Alluard fonde, au sommet du puy de Dôme, le premier laboratoire permanent de météorologie de montagne. Il existe toujours une station d’étude météorologique dépendant de l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand.

Une éruption pour saluer l’arrivée Napoléon III et l’Impératrice.

En 1862, une éruption artificielle devait saluer la venue de Napoléon III et de l’Impératrice : 600 fagots, 20 chars de bois, 1 tonne de résine et d’huile … mais le résultat ne fut qu’une grosse fumée !

Du chemin de fer à rail central en passant la route automobile pour revenir au chemin de fer.

En 1906 fut entrepris la construction d’un chemin de fer à rail central qui reliait la place Lamartine de Clermont-Ferrand (altitude 390 mètres) à une plateforme artificielle proche du sommet à 1 414 mètres. La ligne avait une longueur de 14,7 km et ce chemin de fer circula de 1907 à 1926. La route à péage actuelle qui mène au sommet fut inaugurée le 12 juillet 1926 et mit fin à l’accès par voie ferrée avec un coût d’exploitation toujours resté déficitaire. Et dire qu’aujourd’hui les élus du conseil général du Puy-de-Dôme, vont le remettre.

Voir: http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/05/31/le-marxisme-selon-les-trois-presidents-ps/

L’exemple du tram de Clermont qui a aussi un coût d’exploitation déficitaire

voir: http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/07/12/les-fantasmes-du-smtc-et-de-la-t2c-sont-sur-de-bons-rails-a-la-cle-un-deficit-du-compte-administratif-du-smtc/

http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/03/07/le-gouffre-financier-de-la-maintenance-du-tramway-clermontois/

Le prix Michelin.

Il a été créé par les frères Édouard et André Michelin le 6 mars 1908 et récompensa d’une somme de 100 000 francs le premier pilote qui en partant de Paris poserait son avion sur le sommet du puy de Dôme. Le 7 mars 1911, Eugène Renaux accompagné d’Albert Senoucque remporte le prix. Une stèle érigée en 1923 commémore cet exploit. À l’époque, une telle distance n’avait jamais été parcourue en avion. Cette tentative victorieuse faisait suite à celle de Charles Weyman qui se posa à Volvic le 7 septembre 1910 et à celles des frères Morane qui s’écrasèrent à Boissy-Saint-Léger le 5 octobre 1910.

Le Tour de France.

Le puy de Dôme a accueilli plusieurs étapes du Tour de France. La première arrivée eut lieu en 1952 avec la victoire indiscutable de Fausto Coppi. L’année la plus mémorable restera sans doute 1964 avec le coude à coude opposant Jacques Anquetil et Raymond Poulidor.

Voir: http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/07/29/la-magie-du-tour-de-france-en-auvergne/

Le pylône TDF.

En 1956, un pylône TDF, haut de 73 mètres, a été installé. Destiné à supporter les antennes de diffusion des programmes audiovisuels, il est devenu aujourd’hui un symbole de ce volcan et permet de le reconnaître de très loin.

Tourisme.

Le puy de Dôme est un des lieux les plus visités d’Auvergne avec près d’un demi million de visiteurs par an. C’est notamment un lieu de décollage pour de nombreux adeptes du parapente.Deux moyens peuvent être utilisés pour le gravir : d’une part un large chemin pédestre, dit le sentier des muletiers, partant du col de Ceyssat (1 078 m) et conduisant par une succession de lacets au temple de Mercure (1 450 m) et d’autre part une route à péage de 6 km à 12 % s’enroulant autour du puy et permettant de monter en voiture (ou en bus en été afin de limiter le trafic et de préserver l’environnement). La route n’est accessible aux vélos que certains jours, le mercredi et le dimanche de 7 à 9 heures du matin descente comprise.
L’accès pédestre nord (par le GR4) est facilité par l’installation de marches en bois qui vous permettront de rejoindre la route (à suivre sur 200 mètres jusqu’au sommet) qui finira de vous amener vers le sommet.

voir:

http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/08/10/le-train-du-puy-de-dome-entre-paperasses-et-disneyland/

L’histoire de L’Hôtel-Dieu de Clermont Ferrand

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Les salles communes aux services spécialisés, de la charité à la médecine de pointe, l’histoire de l’Hôtel-Dieu est aussi celle de multiples combats pour la vie.

Son entrée principale est inchangée depuis sa construction. Mais ses agrandissements successifs brouillent un peu les pistes pour le visiteur à la recherche d’un service, le promeneur attentif pourra, en un coup d’oeil englobant la cour principale, avoir une idée assez précise de ce que fut l’Hôtel-Dieu de Clermont-Ferrand à son origine.

Il est ouvert depuis 1773 sur l’emplacement de l’ancien Hôpital de la Charité, l’Hôtel-Dieu fut en son temps considéré comme exemplaire : oeuvre d’architecture monumentale, il prévoyait en effet sur ses deux hectares des espaces verts et des lieux de promenade bien exposés pour faciliter la convalescence des malades. En ce sens il tranchait avec les établissements existants : insalubres et exigus pour la plupart. Aujourd’hui encore, de la cour d’honneur, l’on retrouver sa structure initiale avec les deux ailes principales s’ouvrant en direction du Puy de Dôme.

Hôpital des pauvres.

L’organisation et l’histoire du système hospitalier de notre ville est à l’image de ce qui se passait un peu partout en France. Réservé aux Pauvres, aux mendiants, aux prostituées et aux enfants trouvés, l’hôpital a d’abord été géré par des congrégations religieuses. Avant d’être un lieu de soins, il fut un dernier recours mais aussi un lieu d’enfermement pour tenter de réguler la vie sociale… Avec la création de l’Hôtel-Dieu, la volonté de soigner et de guérir devient plus évidente. Obsession du miasme et terreur de la contagion, l’histoire dit même que, tellement ventilées, certaines salles communes se transformaient en ’salles des courants d’air… Inconfortables certainement mais préférables à l’atmosphère pestilentielle des anciens hôpitaux.

Les différents établissements de soins de jadis disparus !!!

Durant l’épisode révolutionnaire, l’Hôtel-Dieu change de nom et devient le ’Grand Hospice de l’Humanité Souffrante ». Il faut attendre la fin du XIX, siècle pour qu’il devienne un véritable hôpital médico-chirurgical. Jalonné par des portraits de médecins, d’infirmières, par la création des différentes spécialités et écoles (infirmières, sages femmes…), rappellent aussi l’histoire des différents établissements de soins autrefois édifiés dans la ville. Les plus anciens comme l’hôpital Saint-Esprit ou l’hôpital du Port ont entièrement disparu, mais ici et là subsistent quelques éléments de certains d’entre eux. La Maison de la Châsse : une de ses portes a été conservée, rue Fontgiève, l’Hôpital Saint Joseph : immeuble dit ’de La Poste », place Gaillard, l’Hôpital Général : à proximité de la cité judiciaire, subsiste sa chapelle : la chapelle Saint-Adjutor. Classée, elle est de style néoclassique avec quatre colonnes imposantes en pierre de Volvic. L’Hôpital Saint-Barthélemy : une de ses portes a été transférée au château de Maulmont près de Randan.

Le « Système Godard  » veut détruire l’Hôtel Dieu, voir dans un prochain article la politique de Clermont-Ferrand.

L’Etat devient le Robin des bois.

Une taxe pour sauver notre patrimoine.

La Ministre de la culture Christine Albanel a lancé une taxe sur le tourisme de luxe pour financer le patrimoine Français afin de le restaurer, car il commençait sérieusement à perdre de sa valeur.

Cette idée s’avère de gauche??!!, mais elle vient de la droite….

Enfin un gouvernement ouvert sur différentes pensées afin de résoudre les problèmes de notre pays.

L’idée proposée par la Ministre et de compléter le financement de la restauration des monuments classés (14 897) ou protégés (+ 43000), avec une contribution de 2€ par nuitée dans les établissements d’un standing au moins égale à 4 étoiles. Cela pourrait rapporter près de 50 millions d’euros. Elle estime que « près de 70% de la clientèle de ces établissements sont des étrangers, dont bien souvent la visite est en lien avec notre patrimoine ». Depuis près de 20ans, la France est la première destination touristique au monde. L’Etat devient le Robin des bois est défend la veuve et l’orphelin (le patrimoine), dans la forêt de Sherwood (la France).

Cette taxe permettra de limiter la hausse des impôts, si toutefois le Maire de Clermont, le Président de Département mais surtout le Président de Région ne les relèvent et nous racontent que cette hausse est dû au désengagement de l’Etat.

L’histoire de Montferrand et de la Léproserie d’Herbet.

Une léproserie (ou maladrerie) est un emplacement d’isolement et de prise en charge des malades de la lèpre.
Le premier
hôpital du monde musulman, et du monde, a été créée pour traiter les patients atteints de la lèpre ainsi que pour les séparer du reste de la population, aux environs de 700 ans après JC. Le premier bimaristan a été fondé à Damas sous le règne du calife omeyyade Abd al-Malik. Les léproseries ont existé depuis des temps très reculés. Saint Thomas, patron des lépreux, a été le fondateur de la première léproserie en France. Au début du XIIIe siècle, Le testament du roi Louis VIII dénombre 2000 léproseries dans le Royaume de France, un territoire plus limité que celui de la France actuelle. On les situait au bord des routes, la maladrerie des Frères du Val, à Abbeville, et la maladrerie de Saint Lazare à Saint-Ouen-l’Aumône ont par exemple été fondées au XIIe siècle, et leurs chapelles étaient souvent dédiées à saint Lazare ou à Marie-Madeleine. Cependant le culte des saints catholiques n’était pas de rigueur dans le monde musulman. Les lépreux avaient avec eux une crécelle pour annoncer leur passage
pour que les gens sains s’éloignent. L’île de
Spinalonga en Crête reste l’une des léproseries les plus connues d’Europe, la fermeture date de 1957). Et la léproserie de Fontilles en Espagne héberge toujours une quarantaine de patients.

La lèpre à Montferrand

Après le rachat de la ville de Montferrand par Philippe le Bel en 1292, le roi met la main sur la maladrerie d’Herbet qui est la plus importante et la plus riche léproserie d’Auvergne. Les consuls protestent et récupèrent la gestion et la direction de l’établissement après d’âpres négociations. Désormais le souverain garde pour lui une partie des revenus d’Herbet ; il organise aussi le Tribunal de la Purge chargé de traquer les malades pour les isoler de la société saine. Ce tribunal est complètement administré par les consuls de Montferrand, ce qui est unique en France : aucune autre institution royale ne relève ainsi de la responsabilité de simples consuls, avec compétence sur une très vaste zone géographique (Auvergne, Velay, Forez, Berry…)

A partir de 1308, les archives conservées de quelques grands procès de lépreux permettent de reconstituer toute la procédure montferrandaise d’isolement au monde des malades : repérage, examen clinique, diagnostic, enfermement, interdits et règlements de la vie en lazaret.

….et son Histoire.

Le vieux Montferrand est le quartier, plus ancien, de Clermont-Ferrand. On se retrouve dans une vraie ville tranquille et surprenante. On est bien en ville, au regret du temps de son indépendance, qui était ça fierté, qu’il ne soit pas oublié par les anciens. Il a fallu deux édits royaux, en 1630, sous Louis XIII, puis en 1731, sous Louis XV, pour réunir durablement Montferrand à Clermont qui devint Clermont-Ferrand, ville à deux têtes, ville à deux centres. Cette union essentielle et dure fit de Montferrand, puissante et riche, une cité endormie et pauvre, pendant plus de deux siècles.Bénédiction à ce déclin, qui éloignait l’attention des urbanistes, la cité fut épargnée de tout plan de modernisation, de presque toute construction ou, pis encore, de destruction intempestive jusqu’au milieu du siècle dernier. Si bien que l’on a découvert Montferrand en l’état où l’édit royal le laissa.

La ville de Montferrand, avec l’architecture monumentale publique, la belle église gothique exceptée, y étant peu représentée. Les couvents, la forteresse, les remparts et les tours n’ont pas résisté à l’érosion des temps, mais les demeures privées, les ruelles, les sculptures, les couloirs, les portes, les galeries, les balustrades, les pavements sont là, toujours, et l’on est étonné, ravi de tant d’harmonie secrète, de tant de discrétion luxueuse.
Montferrand, celle des grands, seigneurs, banquiers, négociants et celle des petits, paysans, vignerons, artisans, et au détour des rues, tel détail, perspective, évoque tantôt l’une avec ses décors de fenêtre à la mode Renaissance, de fine lave de Volvic, avec ses larges entrepôts et ses boutiques alignées, tantôt l’autre, plus proche de nous, parfois encore présente, avec ses cuvages sombres et mystérieux, ses granges à foin odorant, ses sabots de bois et sa bourrée que fait chanter la vielle. Montferrand est une cité de fondation relativement récente. Elle n’a pas encore 1000 ans. Ce sont les comtes d’Auvergne qui au début du XIIe siècle ont bâti la butte de Montferrand, y élevant un château fort, base d’attaque sur Clermont, la ville épiscopale qu’ils désiraient s’approprier. L’assaut pourtant tourna court, l’évêque avait appelé à son secours Louis VI le Gros, roi de France, son suzerain, et la venue du Duc d’Aquitaine, suzerain du comte, gela la situation. Les deux « grands » préférèrent traiter plutôt que d’engager une guerre difficile. L’évêque prend ville de Clermont, et puis le comte s’installa à Montferrand.
La répartition n’était guère égale car, en se retirant, l’armée royale ne laissait qu’une tour et son enceinte. Mais, que le traité soit intervenu à temps ou non pour éviter sa destruction, il n’en reste pas moins que la tour n’a pas été prise par les soldats du roi, et la réputation de Montferrand, place imprenable, commença à se répandre. Les marchands étaient particulièrement intéressés, d’autant que la ville était très bien située à un carrefour de grandes voies commerciales. Les comtes installèrent donc leur cour et l’essor commercial commença.
Certes, le château, les nouveaux remparts, les fossés conservaient à la cité un caractère militaire mais ces structures avaient changé d’objet, servant dès lors à protéger la richesse, les foires, les couvents, tout un afflux de gens et de biens attirés par cette cité qui monte. A la suite des troubles graves qui, à la fin du XIIe siècle ruinèrent l’Auvergne, enjeu des rivalités entre le roi de France et le roi d’Angleterre, les comtes abandonnèrent leur cour de Montferrand. Pour propulser l’activité économique et l’activité commerciale, la comtesse douairière de Montferrand G. dite « comtesse Brayère » et son fils Guillaume, promulguèrent à l’extrême fin du XIIe siècle, une charte de franchises remarquable « donnant la ville à tous les hommes et à toutes les femmes qui y prendront maison et y résideront », instituant un Corps de consuls élus par les habitants et chargés de la gestion et de la police. La ville fut étendue vers l’ouest en lotissant à perpétuité pour un très faible loyer, des parcelles de même dimension, ce qui donne aujourd’hui, le tracé des rues en damier. L’agrandissement de la ville, il faut de nouvelles protections.

Les défenses du château furent renforcées à l’ouest, le point faible, par une série de tours enserrant un passage en chicane. Ce dispositif est de nos jours noyé dans le groupe de maisons qui est au pied de l’église. Il fallut aussi construire une nouvelle enceinte à la ville. Longue de 1772 mètres, elle dépassait de plus de 250 mètres celle de Carcassonne. D’ailleurs, au XVe siècle, il faudra encore construire des remparts, tant la cité s’est développée à l’ouest. L’enceinte percée de quatre portes, la Poterne (débouché de la rue temple), l’Hôpital (place de la Fontaine) à l’Est, au Sud Bel Regard à l’Ouest (Place de la Rodade) et, Bise (place des Cordeliers) au Nord, résista autant pendant les guerres avec les Anglais et leurs alliés gascons, que pendant les guerres de religion. La ville ne fut jamais prise de force, seule la ruse fut efficace, et permit le 7 février 1388 au capitaine de routiers Perrot le Béarnais de l’investir. Le pillage dura quinze heures ! Ce début du XIIIe siècle voit aussi l’installation de religieux et d’établissements hospitaliers dont le plus célèbre est la léproserie d’Herbet. On comptera trois églises, huit couvents, dont celui des Templiers. Les marchés fréquentés : ils avaient lieu chaque vendredi et la tradition en est restée jusqu’à nos jours, les foires opulentes : foire des Rois en janvier ; foire des Provisions en février, la plus importante de toutes, petitement rappelée actuellement par la foire de la Sauvagine ; foire de la mi-carême ; foire de Saint-André, fin novembre enrichissent les marchands. La richesse crée et attire la puissance. Bientôt vient s’ajouter le prestige de nombreuses cours de justice qui fixent les magistrats et leurs gens, qui attirent de nombreux justiciables dans la ville devenue possession royale à la fin du XIIIe siècle. Furent installés un atelier monétaire, puis une cour des monnaies, un grenier à sel – la vente du sel alors denrée précieuse, était monopole du roi, il fallait donc un corps de fonctionnaires et un tribunal pour punir les fraudes – mais surtout le bailliage royal qui, en portant la justice du roi directement au cœur de l’Auvergne, ne manqua pas d’aider au développement commercial et d’élever la gloire de la ville qui en était le siège. Les banquiers et les gens nobles tiennent le haut du pavé, font construire de luxueuses demeures, quand est créée une cour des aides, la plus haute juridiction civile et criminelle, en matière fiscale, ne relevant que du Parlement de Paris. Cette cour siégeait dans le Palais-Vieux, dont on peut encore voir une porte monumentale rue du temple. Mais déjà, derrière cette apogée, s’inscrivent en filigrane, les signes du déclin. Des villes importantes et jalouses se développent trop près, Clermont, Riom, dont les revendications ne sont pas toujours sans valeur. Clermont surtout, gênée, irritée par cette rivale qui freine son expansion commerciale et administrative, va multiplier les interventions pour éliminer cette concurrente. En 1630, les efforts aboutissent en partie, le Roi Louis XIII signe l’Edit de Troyes réunissant les deux villes et transférant la Cour des Aides à Clermont. Un édit de 1731 confirma celui de 1630 et laissa d’amers regrets chez les Montferrandais qui ne se résignèrent pas à devenir une lointaine banlieue de Clermont. Désertée des riches et des grands, Montferrand devint un village de vignerons et d’agriculteurs, les fameux « mulets blancs » qui continuèrent la lutte pour l’indépendance tout au long du XIXe siècle et jusqu’au début du XXe, toujours en vain d’ailleurs. A Montferrand, dès le XIIIe, la lave de Volvic (andésite) est très largement utilisée, soit pour les motifs de décoration (sculptures) soit pour les arcs ou embrasures de fenêtres, soit même pour les façades entières (rue Jules Guesde, rue des Cordeliers). Que reste-il de Montferrand de nos jours ? A par les anciens remparts du XVIe dont il reste d’essentiels vestiges, rue des Fossés sous le Séminaire, rue des Fossés sous la Rodade, une tour rue de la Gravière. Le plan général de la ville dominé par la place ronde Marcel Sembat, site de l’ancien château dont il ne reste qu’une tour importante à l’entrée de la petite rue du château, et l’agencement des ensembles de maisons par rapport à deux grandes voies se croisant à angle droit, rues des Cordeliers et Jules Guesde (Nord-Sud), rues du Séminaire et de la Rodade (Est-Ouest). La plupart des rues sont parallèles à ces axes. Cependant le tracé légèrement arqué des rues de Marmilhat et du Moulin montrent les extensions successives de la ville vers l’ouest. C’est le long des deux grandes voies perpendiculaires que se trouvent la plupart des belles maisons du XVe et du XVIe siècles. Elles sont de deux types, d’une part la grande maison de pierre à deux corps de logis reliés par des galeries où l’essentiel de la décoration est concentré dans la cour intérieure (tourelle d’escalier, galeries), parfois une porte extérieure monumentale, d’autre part la maison à pans de bois et à encorbellement (c’est-à-dire dont les étages sont en saillie par rapport au sol). Ce dernier type de construction n’est représenté que sur l’axe Est-Ouest.

Montferrand a été détruit par la gauche depuis des décennies, mise au remblai pour de venir un faubourg de Clermont, la dernière en date de ça disparition est d’avoir voulu associer le Club Rugby l’AS Montferrand à Clermont, cela lui donnait encore une identité et une indépendance à son rivale de toujours. Nous attendons avec impatience le retour de Montferrand sur la scène Nationale et internationale. Vive Montferrand et fière de l’être !!

Allez voir un site remarquable intitulé les Roches des Grands Malades sur la léproserie.

D’après Jean d’Ardenne.

http://www.clubalpin.be/rochers/gdsmalades/histoire.htm

 

 

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