Archives pour la catégorie Histoire de l’Auvergne



Les abus de pouvoirs de Godard.

Les dangers des logements Sociaux envers les Clermontois moyens.

L’OPAC, Logidôme, aujourd’hui l’Ophys : le premier bailleur social régional. Les Clermontois en ont assez de voir ronger le patrimoine Clermontois par un maire totalitaire. Il est complice avec ses élus d’abus de pouvoir envers les concitoyens de notre cité. Ils se servent de l’argent du contribuable pour nuire les habitants travailleurs et économes. L’Ophys qui est Godard bétonne sans se soucier et au mépris du code d’urbanisme en vigueur dans notre pays. Pour lui le bétonnage est une manie pour avoir le plus d’assistanat à Clermont, mais surtout le plus d’électeurs pour rester au pouvoir. La ville de Clermont-Ferrand a 27% de logements sociaux, plus que la moyenne nationale, Godard veut 20% de logements sociaux dans chaque quartier. L’Ophys a 13.000 logements locatifs sociaux dans 165 communes du Puy-De-Dôme. Mais aussi 64.000 logements locatifs sociaux en Auvergne ce qui représente de 1.5% du parc national!!! Pourquoi les socialistes, demandent ils plus de logements sociaux ? (La ville de Clermont-Ferrand monopolise l’aide financière de l’état « l’aide à la pierre » qui permet aux villes de construire des logements, le maire de Clermont critique les villes environnantes ne faisant pas assez de logements sociaux. Ces communes n’ont pas cette aide cause de ce retard). Dans six ans Clermont-Ferrand sera-t-elle recouverte de logements sociaux ? Est ce que la gauche forme des réseaux de demandeurs d’asile ?

D’après l’article de La Montagne 07/02/08.

Le préfet : « Nous ne faisons pas d’angélisme ! » Interrogé hier soir sur la situation, le préfet de Région, Dominique Schmitt a indiqué que l’interpellation s’était faite dans le cadre du règlement européen. « Certains des demandeurs d’asile avaient déjà des titres de séjour en Pologne. Quelques-uns y ont même leurs épouses. Quand on lit les procès-verbaux, ils expliquent tous être venus à Clermont-Ferrand car il y est plus facile d’obtenir un titre de séjour. Ce n’est pas acceptable. Si les associations qui les soutiennent veulent mettre en place un réseau, il leur faut savoir que je ne le tolérerai pas ». Quand à la méthode employée pour interpeller les ressortissants, hier, le préfet est clair. « Si nous les convoquons pour leur dire qu’ils seront renvoyés, ils disparaissent. Nous ne faisons pas d’angélisme ! D’ailleurs ceux qui ne se sont pas présentés se verront opposer un refus d’admission. Il faut savoir que certaines familles mentent en permanence. Pour celles, de bonne foi, nous étudions les dossiers avec un autre regard ».

Ces logements sociaux sont construits avec l’argent du contribuable, si ces types de logements sont détournés pour installer des réseaux de demandeurs d’asile, c’est inacceptable vis à vis des Clermontois aux revenus moyens aux fins de mois difficiles et qui paient leurs impôts. Nous voulons que les Clermontois en grande difficulté puisque avoir accès au logement privé. Ce n’est pas une vie, que de rester dans un logement social.

Les dangers des logements Sociaux envers la disparition du patrimoine Clermontois.

Mais pendant ce temps Godard démolit et monte des immeubles à tous vents….

Et derrière les remparts se cachent des erreurs monumentales…..

Même la démolition totale du Patrimoine Historique qui est la léproserie d’HERBET, Godard veut la faire disparaître pour réaliser des logements sociaux. Cette léproserie lieu historique cité dans plusieurs ouvrages ayant une relation avec le passé historique de Monferrand, et de son site activité entre le XIIème et le XVème siècle. La léproserie et le tribunal de la lèpre à Herbet sont de vrais lieux de mémoire fort rares en France. Une association c’est constituée, qui s’appelle Association LEPROSERIE D’HERBET PATRIMOINE EN DANGER qui tiendra une réunion publique le samedi 16 février à 20 heures dans la salle de réunion de l’église Sainte-Bernadette rue Claude Guichard (parallèle au boulevard Jean Moulin). Venez nombreux

Le comité de Quartier d’Herbet et son président ne soutiennent pas le patrimoine Clermontois. Pourtant celui-ci est le remplaçant de la candidate socialiste pour le canton Est. Bien sur les comités de quartiers sont tous solidaires du maire sectaire Godard.

Pour Serge Godard, le patrimoine de Clermont-Ferrand est qu’un détail de l’Histoire.

voir http://lesirreductiblesgaulois.unblog.fr/2008/02/21/les-comites-de-quartier-outils-de-propagande-des-municipales-de-godard/

A Montferrand, Logidôme achète un terrain pour des fifrelins.

Sans bruit, Logidôme (HLM de Clermont) vient d’acheter 3830 mètres carrés de terrains au CHU de Clermont. Sans bruit, et sans presque rien débourser : 153 000 euros ! Au prix actuel de l’immobilier à Clermont, ce n’est plus une affaire, c’est l’affaire du siècle.

Ce terrain, c’est l’ancienne Léproserie d’Herbet à Montferrand, où subsistent encore quelques vestiges du Moyen Age. Et où vit une dame de 79ans, (aujourd’hui 82 ans) depuis 60 ans […].

Elle payait un loyer de 176 euros jusqu’à ce que Logidôme devienne acquéreur du terrain et de ses bâtiments en Mars 2005. Dans quelques mois, elle aura encore sa maison, mais les trois quarts du dit terrain auront disparu, engloutis dans une opération immobilière de 57 logements HLM. A ce moment là elle paiera encore 176 euros, […], voici les méthodes employées par Logidôme pour passer outre les droits de cette dame valant vraiment d’être narrés. D’après l’Effronté Janvier – Février 2006 N° 59.

Mais aussi le projet pour l’hôtel Poly à Montferrand….

Les élus veulent faire des logements sociaux à l’hôtel de Poly qui est datée du XIVe siècle, ancienne maison de ville pour les consuls, un projet épouvantable pour une architecture de grande classe.

La gauche sectaire va-t-elle laisser sacrifier son patrimoine ? Pour construire encore est toujours des logements sociaux

En conclusion nous ne soutenons pas Le Préfet de région, mais les Clermontois aux revenus modestes qui arrivent difficilement à boucler leurs fins de mois, au mépris de la gauche Clermontoise. De plus nous défendons le Patrimoine et l’Historique de Clermont-Ferrand lorsqu’il est en danger, au mépris de la gauche Clermontoise.

Vercingétorix « Guerrier Roi ».

Vercingétorix Chef gaulois né en pays Arverne (Auvergne) vers 72 av JC, est le fils de Celtill chef des Arvernes. Ce dernier, trop ambitieux est condamné à mort par les autres chefs. Agé d’une trentaine d’années, Vercingétorix reste seul épargné et conserve la fortune de son père. Nous ne connaissons même pas si le mot « Vercingétorix » est réellement un nom de personne, ou s’il veut simplement dire « le chef » en langue arverne : il est tout à fait possible que « Vercingétorix », plutôt qu’un nom propre, soit un titre signifiant « roi très puissant » ou « super-roi guerrier ». Il y aurait alors plusieurs rois ainsi titrés dans l’histoire gauloise, ce qui expliquerait la relative abondance et la répartition des pièces de monnaie gauloises portant cette inscription. Il semble cependant que « le » Vercingétorix porte réellement ce nom avant même que ne lui en soit confiée la responsabilité. C’est un noble nom, qui veut dire « grand roi des braves » destinée à prendre la tête des Arvernes et de toute la Gaule. Il suit un enseignement à l’école des druides. Il y apprend que son âme est immortelle. C’est sous forme de vers et de poèmes que cet enseignement lui est répandu. Avec stature imposante, il est droit sur son cheval, vêtu d’une tunique chatoyante, la poitrine constellée de décorations en or. Il porte une épée incrustée de corail et un casque surmonté d’un cimier impressionnant. Ses ordres sont nets, il a une farouche volonté d’être obéi. Lucide, posé et exigence, il sait réconforter ses hommes et peut tout obtenir d’eux. Ce prédicateur de premier ordre est également animé d’une bravoure et d’un sang-froid incomparable. Il rassemble autour de lui une puissante armée et les principaux chefs. Il désire, de réunir la Gaule toute entière. Pour se faire obéir il emploie des façons très contestables. Il prend des otages dans les tribus voisines : si on se rebelle il n’hésitera pas à se venger sur eux. Pour les traîtres il invente toute une série de supplices, il offre aux Dieux de formidables sacrifices et choisit étonnamment ses victimes parmi les criminels. L’Empereur, César arrive en Gaule avec des idées de conquêtes très transparentes. Très diplomate, le proconsul préfère s’attacher la sincérité des Gaulois plutôt que de les rivaliser directement. Il distribue des titres « d’amis de César » aux chefs les plus influents. Vercingétorix chef du clan le plus puissant est de ceux-là. Mais les Gaulois ne sont pas naïf, leur sentiment patriotique et leur appétit de liberté sont plus forts que jamais. C’est ainsi que les amis d’hier se transforment en ennemis de César. Vercingétorix est encore de ceux-là. Après de multiples batailles, il fait subir un grave échec à César devant Gergovie en 52 av JC.

En Août 52 av JC, César écrase la cavalerie gauloise près de Dijon. Vercingétorix fait retraite à Alésia avec 800 000 hommes qui, réduits à la famine doivent capituler après 2 mois de siège. Il vient lui-même rendre ses armes à César et est emmené à Rome pour paraître enchaîné au Triomphe du Vainqueur.

Il meurt étranglé dans sa prison en 46 av JC, à Rome.

Origines du « Guerrier Roi ».

La provenance de son nom est longtemps restée une énigme. Plutarque, dans ses Vies parallèles des hommes illustres, à propos de la biographie de César, estropie son nom en « Ουεργεντοριξ (Ouergentorix) » ; Strabon le cite sous une autre configuration. Mais tant César lui-même que de très nombreuses monnaies font état de ce nom. L’historien romain Florus l’a traduit comme « le grand roi des grands guerriers ». Les philologues, depuis longtemps, ont décrit ce nom comme un composé de Ver- en prononçant « ouère » qui est une forme de superlatif, -cingeto- en prononçant « kinnguéto » faisant référence à la figure du guerrier et le suffixe -rix, soit « roi » en vieux celtique. Le suffixe -rix est présent dans de nombreux noms gaulois, analogue à rex en latin. Dans ses Commentaires, César mentionne deux Cingétorix, dont un roi breton.Les dossiers historiques témoignant de la vie de Vercingétorix sont peu nombreux. Ils sont très critiqués et interprétés, particulièrement à la lumière de l’archéologie. Ce sont surtout des écrits d’auteurs anciens, dont Plutarque, Tite-Live, Strabon. Mais Vercingétorix est avant tout connu au travers des Commentaires sur la guerre des Gaules, destinés au Sénat romain, que Jules César écrit tout au long de ses campagnes et compile après sa victoire finale d’Alésia sur les Gaulois. Il est assez curieux, pour tenter de brosser le portrait d’un personnage historique, de devoir se référer totalement aux discours et trait de caractères rapportés par son principal adversaire, dont le but n’était probablement pas de perpétuer sa mémoire avec la plus méticuleuse objectivité. Cependant, les progrès importants de l’archéologie de la France gallo-romaine au cours des quarante dernières années ont livré de très nombreux éléments permettant de mieux cerner le personnage et son contexte. Sous Napoléon III, sa figure de représentant de la civilisation gallo-romaine est largement mise en avant ; puis dans le cadre de l’affrontement franco-allemand, il incarne la figure mythique et nationale du tout premier peuple français dans une part importante de l’historiographie au XIXe siècle. Il devient entre 1870 et 1950, dans l’enseignement de l’histoire à des générations d’écoliers, le premier chef des Français. Malgré cela Vercingétorix est l’un des premiers chefs ayant réussi à fédérer une partie importante des peuples gaulois, en montrant de réels talents militaires face à l’un des plus grands stratèges de son temps. 

Godard Impérieux devant les Soldats Morts pour la France.

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Avec la situation géographique du monument de la rue Montlosier et du joujou du maire, dorénavant la commémoration du 8 mai 1945 sera revêtu d’une version « Impériale à la Godard « , même face au souvenir. C’est en effet sur la Place de La Victoire avec une reproduction peinte du monument aux Morts de la rue Montlosier, que les associations d’anciens combattants devront se recueillir. La cause de cette Impérieuse version Godard est que le tramway prime devant les « Soldats Morts pour la France ». L’intelligence du maire, des élus et les responsables du SMTC d’avoir négligé le Monument pour mettre le tramway sur le trajet de Montlosier. Et les responsables ne veulent pas bloquer le monstre aux heures d’affluences pour gagner de l’argent. L’expérience a bien été tentée, mais la solution tenait plutôt du casse-tête pour les services de la mairie. Ce déménagement place de la Victoire ne satisfait pas les associations, la mairie recherche activement des solutions. On est partagé entre Clermont- Chamalières, où d’autres demandent la pose d’une plaque commémorative dans un lieu qui reste à définir. Qu’est-ce que nous allons faire de l’emplacement du monument de la rue Montlosier? Pendant ce temps les Morts de la Grande Guerre sont bafoués par un maire.

Le dernier Poilu du Chemin des Dames, est parti……par le petit chemin.

La der des ders de Louis de Cazenave.

 

Louis de Cazenave est parti aujourd’hui, à l’âge de 110 ans, originaire de Brioude dans la Haute-Loire, il était le dernier survivant français du Chemin des Dames. « La guerre, il en parlait seulement depuis quelques années, depuis que les journalistes venaient l’harceler, à nous avant, il n’en parlait jamais » soulignait son fils du même prénom.

 

Le poilu était peu disert,

« J’étais dans le 5° bataillon de tirailleurs sénégalais », indique Louis de Cazenave à ce qui l’interrogeaient sur l’offensive des Dames, qui en quelques jours, au printemps 1917, a coûté la vie à plus de 100 000 hommes.

« C’était un mauvais coin, ça bagarrait tout le temps. J’ai vu des centaines de tués, moi je n’ai rien eu du tout » commentait-il.

 

La bêtise de la guerre,

Louis de Cazenave racontais « Il faut avoir entendu les blessés entre les lignes, ils appelaient leurs mères, suppliaient pour qu’on les achève… ». De plus « les soldats français et allemands ont été manipulés. Des tas de gens ont été envoyés à la mort à cause de la bêtise de hauts gradés. Ce fut une boucherie qui n’a servi à rien, puisque la guerre a de nouveau éclaté en 1940 ». Il n’aimait pas les cérémonies, il n’avait jamais commémoré le 11 novembre à Paris, et ni celui du 90° anniversaire de ce fiasco. De plus il avait refusé pendant longtemps la Légion d’Honneur en disant « je ne vois pas pourquoi j’aurais une médaille, alors que tous mes camarades qui sont restés là-bas n’ont même pas eu le droit à une croix de bois ». Il s’était fait entendre contre des « obsèques solennelles de portée nationale » du Président de la République. Louis de Cazenave répliquait « je veux rester dans l’ombre ». « Je veux aller avec les miens, avec ma famille au cimetière de Saint-Georges d’Aurac », où il est né le 16 octobre 1897. « Je veux de la simplicité, je ne suis jamais considéré comme un héros. Juste comme un homme revenu de l’enfer, au début du siècle passé. Mais, il n’oublia jamais tous ceux qui sont restés ». Louis de cazenave était aussi le doyen des Français.

Le dernier ancien combattant de la Première Guerre est désormais Lazare Ponticelli 110 ans, qui vit en région parisienne. Lui aussi refuse des funérailles nationales promises. Nous voulons que les dirigeants politiques et les médias n’harcèlent plus le dernier Poilu de la Grande Guerre, pour leurs profits. Laissons le en paix.

 

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Un évêque Juste.

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Gabriel Emmanuel Joseph Piguet, né en 1887 dans une famille de la bourgeoisie catholique de Macon, le jeune Gabriel fait son apprentissage au collège jésuite de Mongré et entre au séminaire de Saint-Sulpice à Paris en 1904. Sa mère avait continuellement encouragé sa vocation sacerdotale. Il est ordonné prêtre en 1910, Gabriel a donc alors 23 ans. Il acheminera ses enseignements à la procure Saint-Sulpice de Rome où il se démarque comme un élève brillant. Il reviendra de Rome avec un doctorat de théologie.

Le chemin ecclésiastique.

En 1912, Gabriel Piguet est désigné vicaire à la cathédrale d’Autun. Le jeune ecclésiastique est mobilisé comme brancardier pendant la Première Guerre mondiale. En septembre 1915, il est accidenté avec une balle qu’il conservera dans la colonne vertébrale jusqu’à sa mort. Cette lésion lui vaut d’être réformé en 1917. Gabriel rentre à Autun et implique dans l’action catholique près des jeunes, ce qui était ordinairement l’activité des vicaires à cette époque. En août 1929, il est désigné vicaire général de l’évêché d’Autun. Il persévère au développer l’action catholique. Piguet met aussi en chemin le rétablissement du grand séminaire d’Autun révélant ce que l’un de ses attachés interpellera plus tard « la maladie de la pierre ». Piguet est nommé évêque de Clermont-Ferrand, le 7 avril 1933 et succédant à Mgr Marnas.Le 11 mars 1934, Gabriel Piguet est officiellement intronisé évêque de Clermont-Ferrand. Mgr Piguet est devient le centième évêque de Clermont-Ferrand. A cette époque, l’évêque de Clermont-Ferrand avait une tutelle de plus de 500 prêtres et autant religieuses qui gèrent une population très majoritairement chrétienne. L’évêque a aussi une responsabilité sur toutes les congrégations chrétiennes de son diocèse. Il apparaît que Mgr Piguet est très à l’aise dans ce rôle de Prince de l’ Eglise, d’après les témoignages recueillis à la fin du siècle. Il ne se promenait jamais seul dans la rue, de peur de ne pas être traité avec suffisamment d’égards malgré qu’il soit remarquablement populaire. Certains le présente carrément comme un personnage hautain et peu sympathique.Comme il l’avait fait à Autun, Mgr Piguet s’efforce de développer l’action catholique, à Clermont-Ferrand, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC). Il colporte le mouvement de l’Église catholique, dans la communauté ouvrière. Le monde ouvrier est particulièrement symbolisé à Clermont-Ferrand par les usines Michelin. D’après le chanoine Jausions, en 1936 Mgr Piguet a défendu, les jocistes de Michelin.Le 3 septembre 1939, quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Mgr Piguet se conduit en évêque profondément patriote, en recommandant d’entrée, aux séminaristes de faire leur devoir de citoyen.

« [...] … Aujourd’hui, le service de la France unanime contre la tyrannie nazie devenue l’allié de la barbarie bolchevique, a appelé un grand nombre d’entre vous sous les drapeaux. Une fois de plus, la cause du droit, de la liberté de la paix, de la civilisation chrétienne a pour champion la France et ses alliés… »A l’occasion des fêtes de Noël, en décembre 1939, il expose les Allemands comme les « Ostrogoths motorisés du XXeme siècle».

L’évêque avec le régime de Vichy.

Mgr Piguet devient un fervent pétainiste, après la défaite de juin 1940, comme la plupart des évêques de France. La ville de Vichy où est installée le gouvernement de Pétain n’a pas d’église assez grande pour accueillir les manifestations officielles, et c’est souvent la cathédrale de Clermont qui est utilisée à cet effet. Ainsi, devant Pétain et ses ministres, le 11 novembre 1940, le prélat de Clermont, met en évidemment le culte du Maréchal à celui de la France libre. « [...] … Nous demandons à Dieu, Monsieur le Maréchal, de bénir votre personne vénérée et respectueusement aimée, et de lui permettre de mener à bien son oeuvre courageuse et magnifique de renouveau, pour le bonheur de la France, dotée, une fois de plus par la providence, au milieu de ses infortunes, de l’homme capable d’atténuer son malheur, de reconstruire ses ruines, de préparer l’avenir… » Naturellement, Mgr Piguet, ancien combattant, s’investit dans la Légion française des combattants, développe des masses pétainistes par idéal. Cet attachement à la légion va de pair avec une condamnation de la résistance naissante. Lors d’une messe célébrée en septembre 1941 d’après le symbole de la Légion, Mgr Piguet n’hésite pas à défendre en chaire:

« [...] Toute dissidence, à l’intérieur comme à l’extérieur, camouflée ou avouée, en quelque place qu’elle se trouve, est un malheur et une faute. » Par la suite, après que le nonce apostolique en France a recommandé aux prêtres et aux prélats plus de modération lors des cortèges de la Légion, Mgr Piguet ne célèbrera plus les messes, mais il y assiste quand même. Le 30 Août 42, à Clermont-Ferrand, pour le deuxième anniversaire de la Légion, trente mille légionnaires sont réunis en présence des autorités religieuses, pour une messe célébrée sur la place de Jaude, devant Pétain et le chef du gouvernement, Pierre Laval. La loi sur le Service du travail obligatoire (STO), parait en février 1943, pour prendre la relève due faite, d’abondants travailleurs français ont déjà pris la route de l’Allemagne. La situation officielle de l’épiscopat français est qu’il ne faut pas contester le STO, et que cela peut même être une chance pour la JOC d’aller prêcher la bonne parole auprès des travailleurs français réquisitionnés. Mgr Piguet soutient la position majoritaire de l’Église de France vis-à-vis du STO, le 27 juin 1943:

« [...] Vos évêques ont parlé, mes frères… Qu’on oppose leur attitude à celle d’évêques d’autres pays, c’est une audace malhonnête étant donné les différences radicales des situations comparées. Ce qui est plus étrange encore, c’est que des soi-disant théologiens, sans mandat, au nom de leurs principes, osent donner des consultations circulantes, différentes des directives des évêques. Voilà qui situe l’absence de toute autorité de pareils avis dissidents, par ailleurs si pauvres en théologie et en rupture avec le bon sens… »

Sauvetage des juifs.

Dans la zone dite libre, des centaines d’enfants juifs ont été cachés dans les institutions catholiques où dans des familles juives, dans les premières années de l’occupation pour fuir le régime Allemand. On connaît suffisamment bien la disposition mise en place par certains évêchés pareillement à celui de Toulouse. Toutes les institutions religieuses de l’Auvergne furent très sollicitées, surtout celles du diocèse de Clermont. L’implication de Mgr Piguet dans ces plans qui ont permit de dissimuler des enfants juifs dans les établissements de son diocèse est très mal connue. Le chanoine Jausions qui fut désigné, chancelier de l’évêché en 1956, soutient que dés 1940, « Mgr Piguet a demandé officieusement à toutes les supérieures de congrégations qui avaient des écoles, que l’on cache des enfants juifs ». C’est pour son appui directe que trois familles juives, Henri Berkowitz et Mina, Léon Riveline et sa femme Esther Pertchuck et les frères Joseph et Maurice X ont été cachées dans des institutions religieuses du diocèse. Il a reçu à titre posthume, la médaille des Justes parmi les nations de Yad Vashem , le 22 juin 2001 grâce à ces participations.

L’arrestation.

Pour des raisons d’obscures, comme il le dira plus tard, Mgr Piguet est convoqué par la Gestapo le 28 mai 1944 puis, prisonnier et finalement déporté à Dachau en passant par le Struthof. Le seul prétexte officiel est d’avoir désigné prêtre Jean de Viry auxiliaire à Saint-Genès-Champanelle, un prêtre du diocèse d’Annecy, neveu de François de Menthon, aumônier des scouts et guides de France. Jean de Viry était plus ou moins compromis dans des affaires de résistance. Mgr Piguet lui avait attribué un « celebret », c’est-à-dire une autorisation de consacrer la messe, après une assistance en sa faveur de la famille Michelin, dont un membre, Mme Jean Michelin, était responsable des guides d’Auvergne.Deux autres rapports du même sort sont dictés, la caserne du 92eme RI de Clermont-Ferrand au cours des interrogatoires qui se déroulent du 20 mai au 30 août. Ces affaires étaient évidemment insignifiantes. Les Allemands ont définitivement évité de déporter des évêques beaucoup plus compromis tel que Mgr Saliège, archevêque de Toulouse. Pierre Laval, un des uniques athées déclarés du régime de Vichy en fait la remarque à Gessler, chef de la Gestapo pour la zone Sud: « [...] Vous avez tort. Et puis, je tiens à vous le déclarer, ça porte malheur d’arrêter un évêque. »

Comme le mentionne Jacques Duquesne, Laval se trouve confirmé quelques jours plus tard dans cette croyance superstitieuse: Gessler est tué à Murat où il dirige une opération contre le maquis du Cantal.

De la déportation à l’ordination clandestine d’un jeune prêtre.

Gabriel Piguet est l’unique évêque français à avoir été déporté. Du 20 au 30 août 1944, il est acheminé dans un train de déportés jusqu’à la gare de Rothau en Alsace, et de là, amené jusqu’au camp de Struthof-Natzweiler. En fait, pendant le transfert, il a été traité relativement correctement, en compagnie du prince de Bourbon-Parme. C’est à l’arrivée à Rothau que l’évêque est plongé atrocement dans un Monde de désastre avec les camps de concentration. Il est frappé, il s’écroule de faiblesse pendant la montée au camp où il doit abandonner son habit d’évêque pour le pyjama rayé. Il passe finalement six jours au « Revier » c’est-à-dire à l’infirmerie du camp. Il y trouve le général Delestraint. Gabriel Piguet, arrive au camp de Dachau le 9 septembre où il prend le matricule « 103.001. » Après un séjour de deux semaines au Revier, il est conduit sur ce qu’on appelle la « baraque des prêtres », en fait un ensemble de quatre baraques hébergeant quelque 1500 prêtres provenant de toute l’Europe, avec notamment des polonais ou allemands. Il reste trois jour au bloc n°28, avec les Polonais avant d’être transféré au bloc n°26, avec des prêtres Allemands, ce qui est alors ressenti très durement par les prêtres français. Les conditions de vie au bloc n°26 n’étaient pas aussi tenace que dans les autres baraques, et a fortiori, que dans l’ensemble du camp.Or, il y avait au bloc n°26 un séminariste allemand du nom de Karl Leisner, dont l’état de santé était très faible et qui avait fait part de sa volonté d’être ordonné prêtre avant de mourir. Ses camarades avaient fait toutes les accords en demandant les autorisations indispensables à l’évêque de son diocèse d’origine Von Galenet de celui du diocèse de Dachau, le cardinal von Faulhaber. Il ne manquait que la présence d’un évêque à l’intérieur du camp pour pouvoir procéder à l’ordination. Une telle cérémonie ne peut avoir lieu au regard des Allemands. Gabriel Piguet se laisse finalement persuader d’accomplir à une action illégale. L’ordination de Karl Leisner qui a lieu le 17 décembre 1944 est un instant d’intense émotion pour tous les prêtres qui participent à la cérémonie. Karl Leisner dit sa première messe le 26 décembre 1944. Il réussit à survivre jusqu’à la Libération du camp, mais s’éteint le 12 août 1945. Gabriel Piguet quitte le bloc n°26, le 22 janvier, pour le bunker des prisonniers de marque où les conditions n’ont plus rien à voir avec celle d’un camp de concentration. Les raisons de ce transfert ne sont pas encore résolues. Parmi ses compagnons de détention, Clément Cotte pense que c’est grâce à l’intervention du Vatican, mais Jean Kammerer n’a trouvé dans les archives diplomatiques du Vatican aucune démarche pour soutenir l’évêque français, comme cela avait été fait pour l’évêque polonais Michal Kozal . En octobre 1945, le pape Pie XII lui dira qu’il a fait des démarches, mais qu’il n’a reçu aucune réponse des Allemands.

Il revient en simple évêque.

Le 24 avril les prisonniers d’honneurs sont acheminés vers Innsbruck par autocar. Mgr Piguet y retrouve Léon Blum qu’il n’avait pas encore aperçu dans le bunker des prisonniers de marque. Il rentre le 14 mai 1945 à Clermont-Ferrand où il est accueilli triomphalement par la population. Très vite, en octobre 1945, Mgr Piguet entreprend un voyage à Rome dans l’espoir de se faire nommer Cardinal. Mais, bien que déporté, il a été mis par le ministère de l’intérieur français sur la liste des évêques collaboré avec le régime de Vichy. Le Vatican sait se montrer réaliste, malgré son grand âge et son état de santé difficile, c’est l’évêque de Toulouse Jules Saliège qui est nommé cardinal. Jusqu’à sa mort en 1952, Mgr Piguet restera simple évêque de Clermont-Ferrand.

La médaille des justes parmi les nations.

Le comité de Yad Vashem décerne à Gabriel Piguet la médaille des Justes parmi les nations, le 22 juin 2001 pour les sauvetages de juifs énumérés ci-dessus. Est-ce parce que l’Église catholique avait été avisé de ce projet et peut-être sollicitée pour donner une recommandation, où bien que la béatification de Karl Leisner, en 1996, avait braqué les projecteurs sur l’ancien évêque de Clermont, vers 1999, l’évêque de Clermont-Ferrand de l’époque, Mgr Simon demanda à un prêtre de son diocèse, Martin Randanne et à un journaliste de la radio diocésaine, Marc-Alexis Roquejoffre de procéder à une enquête sur Gabriel Piguet. Il ressort un portrait contrasté de l’ancien évêque de Clermont, avec le résultat un ouvrage intitulé, « Monseigneur Piguet, un évêque discuté ».

 

 

 

Bonne année à tous nos lecteurs qui

 

veulent une démocratie à

 

Clermont-Ferrand en 2008.

Godard destructeur massif du patrimoine Historique Clermontois!

Voici deux photos de l’ancienne rue de la barrière de Jaude.

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Nous apercevons sur la gauche ( la photo du haut) sur la droite (la photo du bas), sur les immeubles des siècles derniers avec leurs façades en pierres de Volvic arborées d’immenses balcons en garnitures de fer forgé très bien imaginés par les artisans de jadis. Mais aussi la construction de ces maisons a été constituée de pierres de Volvic, imbriquées les unes sur les autres comme un gigantesque puzzle. Maintenant les constructeurs de bâtiments ne sont plus capables de refaire ce type de construction de 3 voire 5 étages.

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Le journal La Montagne du 05/08/06.

Donc oui les Clermontois sont en deuil du patrimoine Historique de leur ville qui disparaît sont les feux des dirigeants, après le centre Jaude dans les années 80 puis le carré Jaude 1 maintenant celui de Jaude 2.

C‘ est la 3ème guerre mondiale!!!!!!

Jaude est sous les bombardements de mortiers!!

Godard destructeur massif du patrimoine Historique Clermontois! dans Histoire de l'Auvergne jaude

Le journal La Montagne du 29/11/07.

Et voici le massacre des éléphants qui écrasent tout sur leurs passages, avec aucune pitié. Oui Clermont est malade.

La méthode pour démolir les vieilles maisons.

C’est simple, quand les propriétaires demandent de restaurer les façades de leurs maisons, le maire refuse à chaque fois. Afin de faire voir à l’ensemble des clermontois qu’il détruit des vieilles maisons, toutes dégradées, non entretenues, c’est une très bonne stratégie de sa part.

sanstitre16 dans La politique de Clermont-Ferrand

Mais aussi le futur immeuble pour le conseil général, où 8000 mètres carrés qu’occupait l’espace de 2 anciennes belles maisons en pierre de Volvic rue Maréchal Joffre pour faire du béton. (Square Michel de l’Hôspital).

Et encore bien avant avec le quartier de La Place Delille,

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L’entrée de la Manutention Militaire rue des Jacobins, le bâtiment se trouvait entre cette rue et l’avenue G. COUTHON.

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Les maisons qui se situent à gauche de la rue des Jacobins sont remplacés par l’avenue !!!

 

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Mais aussi sur cette photo où on se trouve près du boulevard Trudaine. Regardez en haut à gauche la façade de l’immeuble avec les 4 colonnes et la suite des maisons de gauches ont disparus au profit d’un hôtel style néo-martien par rapport aux autres immeubles de la place.

Depuis des décennies la ville aura été détruite, assassinée, massacrée par des dirigeants sans états d’âmes, avec du béton à la place d’un cœur. C’est le riche patrimoine Historique de Clermont-Ferrand qui disparaît.

Touristes rebroussés le chemin!!!, il n’y a plus rien à visiter sur Clermont, puisque à chaque rue de la cité, nous trouvons des immeubles en boite de bétons (verrues) avec aucun charme à la place des belles maisons typiques en pierres de Volvic. Nous en trouvons partout, dans chaque quartier de la ville, nous les comptons par dizaines!!!! pour faire du chiffre.

Prenons exemple de l’immeuble qui fait l’angle entre la rue Gonod et la rue de Lagarlaye, c’est un style néo-martien qui défigure complètement Clermont-Ferrand. Il est disproportionné par rapport aux autres maisons.

Pour cela il faut dire merci aux socialistes qui dirigent cette ville depuis plus de 60 ans, au profit de leurs intérêts, qu’à celle de l’intérêt général.

Même l’architecte des bâtiments de France, se bat contre le Maire de la ville!!!

 

Tous en piste pour Michelin.

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   Elles sont le symbole de la manufacture Michelin. Imposantes, elles s’envolent fièrement au dessus du carrefour qui porte leur nom. Ces pistes Michelin sont là depuis près de 80 ans. 

       La porte ouverte Michelin a enregistré un nombre record de visiteurs : 7.500 samedi, et 13.000 le dimanche. Donc en tout 20.500 personnes sur les deux jours c’est bien plus que l’on prévoyait à la manufacture qui s’était assurée pour but entre 10 et 13.000 visiteurs. Une réussite rarissime de cette opération qui prouve en tout cas, l’affection clermontoise pour Michelin. Mais pas seulement comme on pouvait le voir en faisant le pourtour des parkings, bondés toute la journée. Beaucoup d’immatriculations des trois autres départements aussi du Cher, de la Nièvre, du Loiret. Une liste loin d’être achevée. Ainsi  certains ont fait le voyage d’Alsace en ce dimanche ensoleillé.

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   Comme samedi, un millier de personnes s’étaient rassemblées devant la porte de Solignat bien avant l’heure souhaitée pour l’ouverture, « Pour le coup, on a résolu d’ouvrir une demi-heure plus tôt » souligne Aurélien Perrin, et l’abondance n’a pas arrêté. Au plus fort de cette belle journée, l’espérance était d’une heure et la file s’étendait sur le trottoir, tout le long  de la rue Clos Four. L’entrée s’est faite par la porte Solignat et tout un itinéraire a été tracé à l’intérieur du site ponctué de vastes panneaux qui retracent l’histoire industrielle de Michelin en replaçant dans le contexte des années 1920 à 2000. C’est-à-dire l’époque où ces pistes étaient utilisées. Des véhicules, appartenant au patrimoine de la Manufacture ont été également exposés, une vingtaine au total qui eux aussi ont marqué leur époque, Peugeot 202 utilisée par les services commerciaux, F1 biplace, globe terrestre et moto roue utilisées dans la caravane du Tour de France ou encore la célèbre 1 000 pattes.  Des visiteurs assidus, le plus souvent arrivés en famille. Pas de guide pour cette visite, mais les retraités ne se font pas solliciter pour expliquer au cercle familial. Et ceux alentour, qui ne savaient pas en profitent pour tendre l’oreille ! Le public a découvert l’intérieur de ces pistes qui on fait l’objet d’une scénographie destinée à recréer l’ambiance de l’époque et à mettre en valeur des éléments.

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Les Bibs souviennent de la tonalité des chariots qui roulaient dedans, de leurs ombres qu’on percevait à travers les rares zones ouvertes. L’animation, preuve de l’ingéniosité Michelin pour essayer au moindre coût des pneus sur des milliers de kilomètres. Le pneu de la 2 CV, du métro parisien, le radial et bien d’autres ont été expérimentés ici jusqu’à la corde. Michelin a éprouvé ici de nombreuses innovations technologiques 365 jours par an et 24 heures sur 24 à l’abri des regards pendant plus de 70 ans. 

Rares sont les fois où Michelin ouvre ses portes au grand public donc l’initiative « tous en piste » constitue un évènement exceptionnel.

 C’est un avant goût de ce que pourra être le futur musée Michelin. ces pistes ont sait maintenant qu’elles seront gardées et ouvertes irrémédiablement au public en même temps que le prochain Espace Michelin de la porte de Solignat. 

Jacques Bingen figure emblématique de la résistance.

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        Jacques Bingen, né à Paris le 16 mars 1908, est une figure éminente de la Résistance française, membre de la France libre dès 1940 puis délégué national du Général De gaulle auprès de la Résistance intérieure française, du 16 août 1943  à son arrestation par la gestapo le 12 mai 1944. Il se suicida pour ne pas parler, et son corps n’a jamais été retrouvé. Il est compagnon de la Libération. Issu d’une famille italienne juive, beau-frère d’André Citroën, Jacques Bingen intègre l’ Ecole des Mines de Paris en 1926 et en sort ingénieur. Il est également diplômé de l’École libre des sciences politiques. Dans les années 1930, tout en aidant son beau-père dans la gestion de ses affaires, Jacques Bingen est secrétaire du Comité central des Armateurs. Il se bat vaillamment en 1939-1940 et pendant la débâcle de juin 1940, il fuit, blessé, à l’ennemi. Rejetant immédiatement l’Armistice, il quitte La Rochelle pour le Maroc et gagne aussitôt de là Gibraltar, déguisé en pilote polonais, puis la Grande-Bretagne, où il parvient en juillet 1940. Le 23 juillet, il se présente à Charles de Gaulle et se met au service de la France libre naissante. Le 12 août 1940, il prend la tête des services de la Marine Marchande de la France libre, au goût assez imaginaire, mais qui représente un attribut symbolique de souveraineté auquel de Gaulle est forcément sensible. Travailleur solide, en liaison avec l’Amirauté britannique qui abrite ses bureaux, Jacques Bingen se souhaite toutefois de l’action. Très indépendant d’esprit, il n’hésite pas à critiquer en face de Gaulle pour ses penchants autoritaires et sa rigidité de caractère, tout en lui restant indéfectiblement fidèle. Il entre au BCRA en 1942 et s’occupe des liaisons civiles avec la France occupée. Il rencontre Jean Moulin venu à Londres. Après l’arrestation de ce dernier le 21 juin 1943, il se porte volontaire pour aller aider sur place son vieil ami Claude Bouchinet-Serreules, successeur de Moulin à la tête de la Délégation générale de Londres en métropole. Le 16 août 1943, il est parachuté en France. Dans la lettre qu’il laisse à sa mère avant de partir, il évoque, parmi ses pensées de choisir cette mission périlleuse:  « J’ai acquis un amour de la France plus fort, plus immédiat, plus tangible que tout ce que j’éprouvais autrefois quand la vie était douce et somme toute facile. Et mon départ peut – c’est une chance inattendue – servir la France autant que beaucoup de soldats. J’espère d’ailleurs qu’avant ma fin, j’aurai rendu une grande partie de ces services. Il y a enfin, accessoirement, la volonté de venger tant d’amis juifs torturés ou assassinés par une barbarie comme on n’en a point vu depuis des siècles. Et là encore la volonté qu’un juif de plus (il y en a tant, si tu savais) ait pris sa part entière et plus que sa part dans la libération de la France. » 

      Jacques Bingen doit faire face à une situation très pénible. Après la mort de Jean Moulin, l’unité de la Résistance subsiste mais beaucoup de mouvements souhaitent recouvrer une plus grande autonomie vis-à-vis de Londres et de ses directives. L’afflux aux maquis des réfractaires au STO pose d’éternels problèmes de ravitaillement, de financement, d’armement et d’encadrement. Enfin, contrairement aux espoirs répandus, le débarquement allié en France ne se produira pas pour 1943, et il faut à la Résistance affronter un nouvel hiver de clandestinité et de lutte. Jacques Bingen joue un rôle déterminant dans l’unification des forces militaires de la Résistance, qui aboutit à la création le 1er février 1944 des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), qui rassemblent l’Armée Secrète gaulliste, les FTP communistes et l’ORA giraudiste. Pour financer la Résistance en pleine croissance, il organise le COFI, ou Comité Financier. Il redirige ou maintient les diverses commissions liées au Conseil National de la Résistance, ainsi le NAP chargé de préparer la relève administrative, le Comité d’Action contre la Déportation, qui lutte contre le STO, le Comité des Œuvres Sociales de la Résistance (COSOR), confié au R.P. Pierre Chaillet, qui vient en aide aux familles des clandestins arrêtés et emprisonnés. Le 15 mars 1944, Bingen collabore à l’adoption du programme du CNR, qui lance les fondements de la réforme du pacte social et de la démocratie en France. A partir de décembre 1943, Jacques Bingen est officiellement délégué national de Londres pour toute la France. Traqué par la Gestapo, il redouble d’énergie et de travail. A partir de mars 1944, il s’occupe plus spécifiquement de la zone sud. Malgré les risques grandissants, il récuse de rentrer à Londres. Le 12 mai 1944, la trahison de l’agent double belge Alfred Dormal permet à la Gestapo d’arrêter Jacques Bingen en gare de Clermont-Ferrand. Il s’échappe, mais une employée de la Banque de France, ne comprenant pas ce qui se passe, indique son chemin aux poursuivants. Repris, Jacques Bingen avale son cyanure pour ne rien divulguer des secrets de la Résistance, il meurt  à Clermont-Ferrand le 12 mai 1944. Son corps n’a jamais été récupéré. Encore trop méconnu du grand public, malgré l’importance de son rôle historique, Jacques Bingen est reconnu par ses camarades de combat mais aussi par les spécialistes de la Résistance comme l’une des plus pures figures du combat clandestin, aussi l’une de ses plus courageuses, jusqu’au sacrifice de sa vie. Dans son testament, rédigé quelques semaines avant sa disparition, il écrivait: « Enfin, sur le plan personnel, je voudrais que tous les miens sachent à quel point au cours de ses huit derniers mois, j’ai été souverainement heureux. »

Sauvons nos églises de campagne.

Les 2 tiers des français considèrent qu’il faut chercher à garantir le plus grand nombre d’églises et seulement 28% jugent inévitable que certaines soient détruites, à en croire un inédit sondage TNS-SOFRES réalisé pour le périodique Pèlerin à l’occasion d’une conférence réuni début septembre, au sénat dans le cadre des 10éme journées juridiques du patrimoines. Un chiffre sans commune mesure avec l’attraction actuelle de l’église catholique.

Pourtant, une centaine d’église, selon la conférence des évêques de France, voire des milliers à en croire les experts les plus défaitistes seraient en dangers et pourraient être anéanties dans les cas les plus extrêmes. Quelques-unes l’ont déjà été, ce qui suscite localement une vive émotion, au-delà même de la seule communauté paroissiale. Pour autant, il n’est pas question, quoi qu’il arrive, de tomber une forte proportion des quelques 60.000 églises paroissiales.

Propriétés des 36.679 communes de France ou de l’Etat (depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat, à partir de 1905), la quasi-totalité des églises sont à leur charge, mais la loi a affecté ces bâtiments gratuitement et de manière permanent, aux prêtres et aux fidèles pour l’exercice du culte. En principe, seule une abnégation autorisée par l’évêque permet à la commune propriétaire de vendre l’église ou de la transformée en musée. Et toute destruction est également censée obtenir l’accord de l’évêque. Quant aux bâtiments culturels élevés depuis 1905 il y en a environ 2.000 églises ils appartiennent à des congrégations ou aux associations qui ont financé leur bâtiment. Mais la pratique religieuse étant ce qu’elle est depuis plusieurs décennies, nombre de petites églises de campagne et notamment beaucoup parmi les 10.000 bâties entre le concordat de 1804 et la loi de 1905.qui fuient en général à tout classement sont aujourd’hui désertées par les fidèles et ne servent qu’à l’occasion d’une cérémonie familiale. Une charge démesurée pour les communes qui doivent faire face à d’autres dépenses électorales plus payantes (routes, assainissement, équipement sportifs ou culturels, écoles, etc.…) et pour des religieux confrontés à une baisse si sensible des vocations qu’elle les oblige à faire des milliers de kilomètres par an pour desservir l’ensemble des clochers qui leur sont confiés.

eglisedemolies4001.jpg L’église de Parisot, dans le Tarn, détruite en 2002 (photo T. Pons/Toulouse Mag/Maxppp)

Dans une quinzaine d’année,

La France s’urbanise de plus en plus et 80% des églises sont à la campagne reconnaît Béatrice de Andia, présidente de l’observatoire du patrimoine religieux. Si certains élus ont fait le choix , faute de pouvoir finance la restauration d’un bâtiment à l’usage aujourd’hui si réduit, de recourir à la anéantissement, la plupart s’attaquent courageusement à la pêche aux subventions pour financer des devis s’élèvent parfois à des milliers d’euros. Malgré l’attachement des français à leur clocher, malgré la mobilisation de nombreux élus et amis du patrimoine, prés à tout pour financer une restauration capitale, Philippe Richert, vice-président du sénat, auteur d’un rapport sur les monuments classés, estime pourtant que « dans les 15 prochaines années, la question des églises de campagne se posera avec gravité. Sans doute faudra-t-il accepter que certaines en très mauvais états soient démolies. Pour des autres, pas question de baisser les bras ! » Et il propose d’affecter aux monuments protégés donc 30% soit environ 14.000 sont des églises une part des recettes de la française des jeux. Le sujet va bien au-delà des querelles de chapelles entre laïcs convaincus et fidèles. Quoi qu’en pensent certains, il faudra bien trouver une solution à une question patrimoniale qui concerne l’âme même d’un pays dont les paysages gardent encore la trace d’une christianisation ancienne et profonde, comme le reconnaît encore prés d’un français sur deux.

Pour sauver nos églises de campagne auvergnates nous pouvons avoir des moyens considérables comme par exemple enlever les régimes spéciaux, que les fonctionnaires réduisent copieusement leurs salaires, les mandataires de nos grandes villes d’auvergne n’exécutent plus de grands projets qui ne servent à rien ou en déficits, de réduire le nombre d’équipement sportifs dans les quartiers de la ville de Clermont-Ferrand. Pour donner des subventions à nos églises de campagne qui sont nos racines, notre culture. Puisque d’après Jean Paul II, la France est« la fille aînée de l’église ».

Photo d’aprés le site du Pèlerin.

http://www.pelerin.info/article/index.jsp?docId=2314205&rubId=9196

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