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Le comique le plus célèbre de France, négligé à Clermont-Ferrand.

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     L’humoriste et acteur français le plus connu de France dans entre les années 50 et 70 et délaissé dans sa ville natale. Il s’agit belle et bien de Fernand Raynaud, il est célèbre pour ses sketches comme Restons français ; le 22 à Asnières, tout en les mimant, et ses chansons comiques qui ont marqué son époque telles que  »  telle qu’elle est; avec l’ami bidasse; et v’lan passe moi l’éponge; Lena ».

     Mais il y a surtout ses expressions qui sont restées uniques et célèbres telles que Heu-reux ! ; ça eut payé ; Bourreau d’enfant ; C’est étudier pour ; Voilà l’hallebardier ; Tiens ; Y a comme un défaut.

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      Fernand Raynaud est né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand au cœur de la cité de l’Oradou, construit par Michelin où son père était contremaître. Il abandonne les études à 15 ans, après avoir obtenus son certificat d’études. Il joue dans les théâtre amateur, sa sœur Yolande, de treize ans son aînée, deviendra un personnage clé de ses sketches, mais aussi il exerce les métiers  de bobineur, commis d’architecte, projectionniste de cinéma, terrassier au camp d’aviation d’Aulnat(Puy-De-Dômes). Après une ultime dispute avec son père, il part  s’installer à Paris à 17 ans pendant la guerre. Il va voir tous les soirs les humoristes et les comiques de l’époque aux Folies Bergère. Il débute lui-même dans les brasseries, puis les cabarets enchaînant quelques années de galères.

      Sa rencontre avec Jean Nohain au début des années 1950 va décider de sa carrière. Il participe à l’émission télé 36 chandelles, où il va connaître Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Darry Cowl et Raymond Devos. En décembre 1957, il épouse la chanteuse d’origine canadienne Renée Caron.

      Il réside Gennevilliers  pendant plusieurs années, et la plupart de ses sketches porteront la trace des personnages qu’il croisait, avec la scène 22 à Asnières qui ne sont que de l’autre côté du boulevard. Il triomphe réellement au début des années soixante pendant 18 mois au théâtre des variétés, dans son spectacle «  Fernand  Raynaud chaud ». Puis il continu les tournées en France, au Canada, en Afrique et dans le Pacifique. Il revient souvent à l’Olympia ou Bobino.

     En 1962, il joue « Le Bourgeois gentilhomme » de Molière, où il interprète Monsieur Jourdain. Un an après, il joue  « Sganarelle dans Don Juan » de Molière, aux côtés de Georges Descrières. En 1970, il propose un spectacle entièrement mimé au Théâtre de la ville, dont le titre est «  Une heure sans paroles », qui connaît un énorme succès.

Son comique a incarné l’entrée en France dans une certaine modernité comme « la prévention routière et le développement de l’automobile », puis « le douanier et les travailleurs immigrés », le patron qui exige qu’on dise «  Je m’amuse », « le paysan Crésus et le passage de la paysannerie à l’agriculture intensive ».

Entier, colérique, il était adroit  de jeter  des formules désobligeantes  aux gens qui lui déplaisaient. Il ne supportait pas qu’on ne rie pas lors de ses spectacles.

Ses sketches célèbres.

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Allo Tonton, pourquoi tu tousses ?  ;  Aux deux folles; Avec deux croissants ; Balendar à Vertaison ; Heureux ! ; J’m'amuse  ;J’ai souffert dans ma jeunesse ; La 2cv de ma sœur ; La bougie ; La chatte à ma sœur ; Toto en pension ;La pipe à pépé ;L’halbardier ; La prévention routière ; La tasse de lait ; Le 22 Asnières ; Le bègue ;Le bluff ; Le fromage de Hollande ;C’est étudié pour; Le match de box ; Le paysan ( ça a eu payé, Crésus); Balendar; Le peintre et son modèle ; Le Plombier ; Le raciste ; Le tailleur ; Le timbre à 0.25F ; Les gens sont méchants ;Les œufs cassés et les pas cassés; Ma sœur s’est mariée ; Ne me parle pas de Grenoble ; I am comic ;Restons français ; Un certain temps ; Un mariage en grandes pompes ; Vive le camping ; V’lan, passe-moi l’éponge; Le mariage de ma soeur ; Le DouanierLe régiment qui passe ; Fernand Raynaud: toto ; Le fut du canon .

http://fr.youtube.com/results?search_query=fernand+raynaud

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Filmographie.

Son métier d’acteur n’a pas laissé de souvenir impérissable, il jouait en générale des rôles semblables à ceux incarnés à la scène, le plus fréquemment sous son propre prénom.

1955 : La bande à papa (Guy Lefranc) Fernand Jérôme ;

1955 : 33 tours et puis s’en vont (Henri Champetier) ;

1956 : Fernand Cow-boy  (Guy Lefranc) Fernand Mignot; 

1957: Assassins et voleurs (Sacha Guitry) Le fou;

1957 : Fernand clochard (Pierre Chevalier) Fernand ;

1958 : Arène joyeuses (Maurice de Canonge) Fernand Cyptrien de Chalamond ;

1958 : Le sicilien (Pierre Chevalier) Fernand ;

1959 : Houla-houla (Robert Darène) Fernand Martin ;

1959 : Minute papillon (Jean Lefèbre) Oscar ;

1959 : La marraine de Charley (Pierre Chevalier)  Charley Rivoire, Gabrielle de la Motte;

1960 : Le mouton (Pierre Chevalier) Fernand ;

1961 : Auguste (Pierre Chevalier) Auguste;

1962 C’est pas moi, c’est l’autre (Jean Boyer) Fernand Raynaud/ Gaspard ;

1968 : Salut Berthe ! (Guy Lefranc) Adrien Chautard ;

1969 : L’auvergne et l’Autobus (Guy Lefranc). 

Télévision.

 1961: La belle Américaine.

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Il perdit deux doigts arrachés par la manipulation accidentelle d’une hache par l’un de ses amis, dans une étable, à l’âge de 17 ans.  Une autre thèse de l’accident explique la source de la perte de ses deux doigts, aux environs de 18 ans, par le passage d’un train. 

En 1972 menacé par un redressement fiscal, il déclare qu’il va mette un terme à sa carrière pour se retirer à Nouméa (Nouvelle-Calédonie).

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          Mais le 28 septembre 1973, alors qu’il se rend à Clermont-Ferrand à un dernier Gala au profit des personnes âgées, où il compte prévenir qu’il arrêtait la scène, il se tue accidentellement lorsque son coupé Rolls Royce silver Shadow tamponne à très vite allure une bétaillère à l’entrée de Cheix-sur-Morge Puy-de-Dôme, entre Aigueperse et Riom. Une plaque commémorative signale cet endroit. Il est inhumé dans la partie neuve du cimetière de Saint-germain-des-Fossés Allier, où durant enfant, il passait ses vacances. Son père avait été employé SNCF dans cette ville avant d’entrer chez Michelin à Clermont-Ferrand.

raynaudstele1.jpg  Plaque commémorative a sur la facade du cimetère de Cheix-sur-Morge Puy-de-Dôme, entre Aigueperse et Riom

En 2006, on fêtait ses  80 ans de naissance et  dans un an on fêtera son 35ème anniversaire  de sa mort, mais l’hommage de Clermont-Ferrand s’arrête sur une rue qui porte son nom, et Le prix Fernand Raynaud au festival du court métrage. 

http://www.decitre.fr/livres/Mon-ami-Fernand-Raynaud.aspx/9782749905235

http://www.auvergne-centrefrance.com/dossiers_histoire/fernand_raynaud.htm

L’éloge de Massillon.

jeanbaptistemassillon1.jpg   Jean-Baptiste MASSILLON né à Hyères (Provence), le 24 juin 1663 et mort le 28 septembre 1742 à Beauregard- l’Evêque. Oratorien, professeur, prédicateur célèbre, homme d’église français, et il fut évêque de Clermont de 1717 à 1742. Grand prédicateur, en 1700, il prêcha l’Avent à Versailles devant Louis XIV ; il prononça des oraisons funèbres, entre autres la plus connue est celle de Louis XIV qui débute par ces mots  »Dieu seul est grand, mes frères  ». En 1718, il prêcha des sermons qu’il réunit sous le titre de Petit Carême, devant Louis XV enfant et des panégyriques. Il fut élu au fauteuil 4, le 29 septembre 1718, à l’académie en remplacement de l’abbé de Louvois et fut reçu le 23 février 1719 par l’abbé de Fleury. Au XVIII siècle il fut souvent comparé à Bourdalou et Bossuet. Ses sermons connurent de nombreuses éditions et ses œuvres complètes furent plusieurs fois publiées aux cours du XIX siècle. Massillon ne parut à l’académie que le jour de sa réception, considérant que son devoir d’évêque était de rester dans son diocèse, où sa charité et ses vertus l’avaient rendu très populaire.  Il s’y retira dés 1721 et ne retourne à Paris qu’une seule fois pour prononcer à la basilique de Saint-Denis  l’oraison funèbre de la mère du Régent. Il voulut à son grand regret, être  l’un des deux évêques assistants pour le sacre du cardinal Dubois. Celui-ci avait désigné Massillon  à cause de sa grande renommée de vertu. Ses discours ne furent publiés qu’après sa mort, son panégyrique a été fait par D’Alembert. Deux causeries de Sainte- Beuve. Note du Père Bougerel. 

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Voltaire, qui se faisait lire le Petit Carême pendant ses repas, disait de lui «  le prédicateur qui a le mieux connu le monde, plus fleuri que Bourdaloue, plus agréable, et dont l’éloquence sent l’homme de cour, l’académicien, et l’homme d’esprit, de plus, philosophe modéré et tolérant ».

 hyeresrepublique1.jpgLe 1er monument s’ élevait au centre des emmarchements reliant la place de la République à celle de la Rade. Le piédestal monumental était ceint d’ une grille basse, la statue de bronze (820 kg) , le bras droit levé, tournée vers le sud. Dimensions : statue : 265 h, 110 la 

Le 2e monument fut érigé au même emplacement. Entièrement réalisé en pierre blanche de Brouzet, il se compose d’ un simple socle parallélépipédique avec inscription en relief, entouré d’ une grille d’ appui, et de la statue de Mgr Massillon assis, tenant un crucifix sur sa poitrine. dimension : socle : 250 h, statue : 200 h, 120 la.

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 Statue de Massillon, place de la République à Hyères, sa ville natale.

Place Saint Sulpice

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Sur la place de l’église Saint-Sulpice, la fontaine aux quatres évêques date de 1847 avec les statues de Fénelon, Bossuet, Fléchier et Massillon.

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 Le Statue de Massillon ornant la fontaine sainte- Sulpice à Paris. 

lycée MassillonLycée Massillon, 5 rue Bansac et Inscrit au Monument historique IMH, avec sa chapelle ; son vestibule ; son pavement ; son choeur ; élévation ; toiture et décor intérieur. L’époque de sa construction est du 19e siècle et 2e quart 20e siècle entre les années 1930 et 1935. Le décor est fait de Peinture, de Vitrail et ses Menuiseries.Propriété d’une association, la date de protection MH et du 9 juin 1992 avec façades et toitures correspondantes des bâtiments donnant dans la cour d’ honneur sur rue, y compris la chapelle avec son décor peint, ses boiseries et ses vitraux et le vestibule avec son pavement et son décor (peintures de Dussour, notamment) ; décor peint du choeur de la chapelle de la maîtrise (cad. N 18) : inscription par arrêté du 9 juin 1992
Avec des Peintures de DUSSOUR, réalisées vers 1930, 1935, dans un bâtiment 19s.

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Quelques citations de Massillon.

Nous disons sans cesse que le monde n’est rien, et nous ne vivons que pour le monde.
[Oraisons funèbres et sermons, Monseigneur Louis, Dauphin]
Jean-Baptiste Massillon
Pêcheurs qui mêlent à l’accusation de leurs fautes les maximes et le langage des passions.
[Confessions]
Jean-Baptiste Massillon
  Quiconque flatte ses maîtres, les trahit.
[Oraisons funèbres et sermons, Sur la mort]
Jean-Baptiste Massillon.

S’il y a une autorité dans le monde à laquelle la raison doive céder, c’est à celle de la religion chrétienne.
[Vérité]
Jean-Baptiste Massillon.

Si nous ne naissons que pour les plaisirs des sens, pourquoi ne peuvent-ils nous satisfaire, et laissent-ils toujours un fonds d’ennui et de tristesse dans notre coeur?
[Oraisons funèbres et sermons]

Jean-Baptiste Massillon.

Si tout doit finir avec nous, si l’homme ne doit rien attendre après cette vie et que ce soit ici notre patrie, notre origine, et la seule félicité que nous pouvons nous promettre, pourquoi n’y sommes-nous pas heureux?
[Oraisons funèbres et sermons, Sur la vérité d'un avenir]
Jean-Baptiste Massillon.

 Tant d’emportements honteux! Tant de faiblesse et d’abandonnement! lui qui s’était piqué de raison, d’élévation, de fierté devant les hommes.
[Mort du pécheur]
Jean-Baptiste Massillon.

Tout ce que vous employez au-delà des besoins et des bienséances de votre état est une inhumanité et un vol que vous faites aux pauvres.
[Oraisons funèbres et sermons, Sur le petit nombre des élus]
Jean-Baptiste Massillon.

 Tout ce qui fait la grandeur des rois sur la terre en fait aussi le danger.
[Oraisons funèbres et sermons, Louis le Grand]
Jean-Baptiste Massillon.

Une animosité qui commençait à aigrir et troubler votre coeur.
[ ]
Jean-Baptiste Massillon

La cité interdite.

       Depuis plus de 2000 ans sous le plateau central, de Clermont-Ferrand, creusé dans le tuf volcanique, il y a des galeries souterraines et les caves de Clermont.

      Car le sous-sol de la butte est réellement truffé de caves remarquables, parfois jusqu’à  5  niveaux  et à 17 mètres de profondeur. Elles sont creusées dans le tuf volcanique, qui résulte de l’éruption du plus grand cratère d’auvergne. A l’abris des curieux, et même inattendu de ses propres habitants, l’ancien maar s’étant de la place de Jaude au parc Montgoly et de Galaxie aux salins avec des galeries souterraines impressionnantes.

      Il y a 3 sites majeurs qui comportent de véritables galeries. La place de la Victoire, des dames de France aux mâts dressés devant la cathédrale, Hôtel-Dieu. Qui penserait fouler  sur un couloir gallo-romain vieux de 2000 ?

     Sur les 2 premiers sites, avec sa maçonnerie réticulée particulièrement bien conservée, il est  le seul à être classé en titre des monuments historiques. On ne sait pas si la galerie était pour les égouts, aqueduc ou drain de bâtiment. Mais la hypothèse actuelle serait un ouvrage de soutènement pour l’ancien forum romain, qui se serait érigé  au niveau de l’actuelle place de la Victoire, la supposition semble soutenue par un seconde galerie, qui délimiterait l’autre côté du forum, vers la rue Massillon.

     Le souterrain de l’Hôtel-Dieu, de 400 mètres de galeries ont été creusées en forme A, au même moment que la construction vers 1760 pour stocker du vin et du matériel. D’autres galeries sur quelques mètres ont été répertoriées, il s’agit en fait de communications percées durant la seconde guerre mondiale pour servir d’abri en cas de bombardement.

     La personnalité des caves et puits de Clermont ont été utilisés en continu depuis 2000 ans

Par des vignerons, ateliers artisanaux, affineurs de fromage. Abandonnées il y a 25 ans, les caves de Clermont sont en danger.

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     Depuis 10 ans, les amis des caves du vieux Clermont essayent de lister sans relâche ce patrimoine en danger. Établie aux caves de Grandseigne, 12 rue Pascal, l’association conseille les propriétaires sur les bons gestes pour éviter l’effondrement. Souvent utilisés comme dépôt de gravats, ou sont carrément tombés dans l’oubli, les sous-sols profonds se regorgent d’eau et menacent de s’effondrer. Leurs principaux ennemis sont les aérations condamnées, la mérule, le salpêtre.

Mais surtout le pire ennemi sont les travaux contemporains de la ville de Clermont-Ferrand avec son appétit d’urbanisme (exemple Carré Jaude 2) qui faute de relevé topographique précis, font disparaître à jamais les belles caves, avec le creusement des fondations d’immeubles en perforant les voûtes, ou en déversant les égouts dans les caves.    

Un général bien de chez nous.

Le général Desaix,

         C’est un général de chez nous, natif d’Ayat prés de Veygoux. La liberté fut la maîtresse, il ne fut chouan, ni cagot, mais pour la patrie en détresse mourut, vainqueur à Marengo.

          Les Auvergnats, rendront plusieurs fois hommage à cet enfant du pays, né en 1768 à Saint Hilaire d’Ayat, prés de Riom, qui vécut toute son enfance au château de Veygoux, prés de Charbonnières-les-Varennes. Il  fit ses études au collège d’Effiat et qui écrivit à sa sœur restée en Auvergne : « Je n’oublie pas qu’à la fin de toutes les charges, des emplois et des honneurs, Veygoux, ses champs et ses bruyères seront ma récompense ».

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         La ville de Clermont-Ferrand décide alors d’ériger un monument à la gloire de cet illustre enfant d’Auvergne. Le 17 mai 1801, la première pierre d’un obélisque surmonté d’une urne en plomb destinée à recevoir le cœur de Desaix (en fait, le vase resta vide parce que la nature de la blessure nécessita l’incinération du cœur). Ce monument possède un piédestal de style Louis XVI  datant de 1903 dû à l’architecte Poncelet. Cet obélisque comporte trente deux étages de pierres ; autant que Desaix vécu d’années.

      L’obélisque sera placé au milieu d’une fontaine où sont inscrites les campagnes militaires du général. Quelques années après l’inauguration, un Clermontois propose dans le Journal Hebdomadaire du Puy de Dôme un poème à graver sur le monument. Il ne le sera jamais, mais il commençait ainsi : « Passants, contemplez cette pyramide… ». C’était en 1808 et le terme pyramide prévaut encore aujourd’hui  Et il y a un boulevard qui porte son nom.

p1711.jpgL’entrée du Jardin Lecoq et la Pyramide.

A Clermont-ferrand, sa statue, réalisée par le sculpteur Charles François Leboeuf dit Nanteuil, est inaugurée en grande pompe le 13 août 1848 en présence des autorités civiles et militaires avec défilés, discours, hymnes, bals et illuminations sur la Place de Jaude. L’œuvre, hélas, suscite de nombreuses critiques. La Gazette d’Auvergne et du Bourbonnais la déclare ainsi d’une « médiocrité désespérante » avec une « pose guindée et prétentieuse ». Un piédestal, qui atteint deux fois la hauteur de la statue, luisera ajouté en 1903 .   desaix.jpgMaintenant elle est place de Jaude.

          Louis Charles Antoine Des Aix dit Desaix, chevalier seigneur de Veygoux né le 17 août 1768 au château d’Ayat  prés de Riom.

          Il acheva ses études avec manifeste un goût prononcé pour l’Egypte dont les descriptions, qui le séduisent et l’enchantent à l’école militaire d’Effiat le conduiront plus tard avec Bonaparte sur les traces de cette civilisation mythique. Âgé à peine de 15 ans, quand il entra en qualité de sous- lieutenant dans le régiment de Bretagne, où il se fit remarquer par un caractère grave et studieux. Il revient en Auvergne où il est nommé commissaire ordinaire des guerres à Clermont.

           En 1792 il est incorporé dans l’armée du Rhin jusqu’en 1798, pour combattre contre la ligue des pays étrangers dans laquelle sont  intégrés les immigrés français. Il est désigné aide de camp du commandant en chef De Broglie. En 1793, à 25 ans il est nommé plus jeune général de la République, et commandant en chef par intérim de l’armée du Rhin en janvier 1796.

Le rêve oriental de Desaix.

          De toutes les victoires de Bonaparte, celle de Marengo fut une de celles qui excitèrent en France le plus d’enthousiasme. L’Italie entièrement délivrée du joug autrichien, l’espoir d’une longue paix, les brillants exploits qui signalèrent cette journée, tout contribua à faire de cette fameuse bataille une des plus populaires de notre révolution. Mais la joie universelle fut troublée par la mort d’un homme, dont le courage avait contribué à décider le succès de la journée. 

         Desaix rencontre Bonaparte en Italie en 1797, qu’il le charge d’une mission secrète qui est un convoi maritime pour la campagne d’Egypte. C’est une campagne militaire et scientifique de 1798 à 1800 où il est chargé de la surveillance de la haute Egypte. Il est surnommé par les autochtones «  le sultan juste » grâces à ces qualités humaines d’administrateur. Mais de tous les témoignages d’estime qu’il reçut de Bonaparte, celui qui le flatta le plus, fut l’ordre d’aller faire la conquête de la Haute-Egypte, et d’y achever la destruction des Mamelucks : cette entreprise était périlleuse et difficile ; il l’exécuta avec courage et succès. Il livra divers combats à Sonaguy, à Thèbes, à Sienne, à Gosseys ; partout il fit triompher les armes de la république.Il s’occupa aussi de rendre son administration utile aux arts et aux sciences, en procurant aux hommes éclairés chargés de reconnaître ce pays, non seulement tout ce qui dépendait de son autorité pour rendre leur voyage le plus sûr et le plus commode possible, mais encore tous les renseignements qu’il avait recueillis en recherchant lui-même, en homme instruit, les ruines et les monuments importants.      

         Desaix découvre un monde qui le fascine, mais la campagne d’Egypte a été un échec militaire, cependant une prodigue aventure scientifique avec la découverte de la «pierre de Rosette» qui permettra à Champollion en 1922 de percer le secret des hiéroglyphes.

         C’est dans ces circonstances que Desaix, rappelé par Kléber de la Haute-Egypte, signa par ses ordres, avec les Turcs et les Anglais, un traité en vertu duquel il s’embarqua pour revenir en Europe. A peine arrivé à Livourne, l’amiral anglais Keith déclara prisonnier, au mépris des conventions, le général français. L’amiral joignit l’insulte à la perfidie, en affectant de confondre Desaix avec les soldats qui l’accompagnaient. 

          Le coup d’état du 18 brumaire de l’an VIII   (9 novembre 1799) Bonaparte prend le pouvoir et part déjà en Italie où il combat les Autrichiens. Quand Desaix rentre d’Egypte le 5 mai 1800 au port de Toulon. Bonaparte ordonne à Desaix de regagner Paris, les victoires semblent faciles, mais le général désobéit et passe les Alpes avec un groupe d’officier le 7 juin pour rejoindre le consul. L’affrontement à Marengo a eut lieu le 14  juin 1800, à trois heures de l’après-midi, c’est un petit hameau du pays Piémont, où l’avantage tourne rapidement aux Autrichiens avec un duel farouche. Alors que les Autrichiens envoyaient des missives dans toute l’Europe pour annoncer leur victoire face à l’armée française et que Bonaparte lui-même s’apprêtait à ordonner le retrait de ses troupes, le général Desaix arrive sur les lieux et déclare : « Oui, la bataille est perdue, mais il n’est pas trois heures, il reste le temps d’en gagner une ». Et Bonaparte décide de reprendre la charge. En tête de la cavalerie, le général Desaix se lance à l’assaut de l’armée autrichienne, mais une élévation de terrain lui dérobe une partie de la ligne ennemie. En la franchissant, il tombe, percé d’une balle dans la poitrine. Ses soldats s’engagent alors dans une furieuse mêlée avec les Autrichiens, reprennent l’offensive et remportent la victoire à 10 h du soir. Déjà les ailes de l’armée française étaient tournées et sa cavalerie enfoncée, lorsque Desaix accourut, et chargea les Autrichiens avec une vigueur qui détermina le succès. Ce fut dans cette charge qu’il reçut un coup mortel, et il n’eut que le temps de proférer ces mots : « Allez dire au premier consul que je meurs avec le regret de n’avoir pas assez fait pour la postérité ».  Cette phrase a contribué à embellir sa légende mais n’ont malheureusement pas eu le temps d’être prononcées par le héros de Marengo.

         Le général Desaix,  mort ainsi à l’âge de 32 ans, aura des obsèques grandioses et Bonaparte, alors premier consul, ordonnera le transfert de son corps au couvent du Grand Saint Bernard. Héros à Marengo, Louis Charles-Antoine Desaix s’était déjà brillamment illustré dans plusieurs batailles menées par les armées de la Révolution et avait même, par sa conduite et celle de ses soldats, suscité l’admiration des populations vaincues

         A peine revenu à Paris, Bonaparte s’occupa de faire rendre des honneurs à son illustre général ; il fit publier l’arrêté suivant : 

1. Le corps du général Desaix sera transféré au couvent du Grand-Saint-Bernard, où il lui sera élevé un tombeau.

 2. Les noms des demi-brigades, des régiments de cavalerie, d’artillerie, ainsi que ceux des généraux et chefs de brigades, seront gravés sur une table de marbre, placée vis-à-vis du monument. 

 101.gif« le cénotaphe de Desaix dans l’île des épis près de Strasbourg ». (Ce monument a été déplacé et se trouve aujourd’hui sur une place de Strasbourg).

        Tous les autres corps de l’Etat s’empressèrent d’exprimer leur douleur sur la mort de Desaix ; il y eut une séance du tribunat uniquement consacrée à la mémoire de ce brave général. Tous les membres se réunirent revêtus de leur grand costume et portant le deuil ; un sarcophage, décoré de trophées, fut élevé au milieu de l’enceinte ; on lisait sur ses deux faces principales :

                                 AUX MANES DE DESAIX

                         Aux braves morts aux champs de Marengo

        »il sut gagner les coeur des habitants du pays qu’il avait soumis, et leur fit connaître, le premier, les bienfaits d’un gouvernement ». 

        Desaix ne répondit à ces ennemies que par ces mots : « Je ne vous demande rien que de me délivrer de votre présence ; faites, si vous le voulez, donner de la paille aux blessés qui sont avec moi. J’ai traité avec les Mamelucks, les Turcs, les Arabes du grand désert, les Ethiopiens, les Noirs de Darfour ; tous respectaient leur parole lorsqu’ils l’avaient donnée, et ils n’insultaient pas aux hommes dans le malheur ».

   Pour connaître d’avantage notre Général allez voir le site http://blogsperso.orange.fr/web/jsp/blog.jsp?blogID=384761

Le mur de la discorde.

           Entre la ville de Clermont- Ferrand et les copropriétaires des 4 et 4 bis de la rue Rameau il y a des désaccords et se renvoient la balle depuis plus de 20 ans avec le « Mur des Sarrasins » qui est un site classé.  D’après le  premier, le projet de consolidation du mur est ficelé, subventionné à hauteur de 40%, soit 8.000 Euros, le reste est complété par la DRAC et autres administrations publiques. Pour les seconds  « on ne veulent pas débourser un centime, et même si cela ne tenait qu’à nous, on aurait fait appel à un bulldozer » dit Grégory Bonnet du syndic Cegadim, au mois de août 2007. Et dire que certains riverains exproprier pour la ligne de tram  auraient pu se passer de bulldozer dans leur propriété, il ont du se soumettre par la force des élus locaux.

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          Le temple de Vasso Galate, construit à l’époque gallo-Romaine. Sur l’ancien Clermont « Augustonemetum » du nom de la cité développée par Auguste, se trouvait à l’ouest de Jaude, à l’angle des rues Rameau et Bonnabaud. Au Moyenne Âge, les restes du temple sont réunis dans le château des Salles et des faubourgs protégés par une enceinte, couvents et leurs jardins. La muraille est composée de petits blocs de lave réguliers soigneusement alignés et empilés, séparés par des chaînages de briques plates. Il se dresse sur 7 mètres de hauteur et 1.80 mètre d’épaisseurs. Il émerge plusieurs demi-colonnes faites de même appareil. Ce vestige porte à Clermont l’appellation de « Mur des Sarrasins ». Mais le terme «Sarrasin », il n’a rien à voir avec les arabes. Ils s’agirait d’une déformation de « Césarin », mon antique donné aux ouvrages romains, antérieur d’au moins 5 siècles à la venue des Sarrasins en France. Ce mur est connu depuis longtemps, Mérimée l’étudia en 1837. Entre 1946 et 1957, des fouilles exécutées pour l’édification du groupe scolaire Nestor Perret mirent au jour à proximité les fondations de murailles construites selon la même technique, ainsi que les figures sculptées, des bases de colonnes ayant un diamètre d’1.75 mètre, ce qui permet de leur attribuer une hauteur d’au moins 22 mètres, entablement comprise. Un temple énorme existait donc là au III siècle de notre ère. La monnaies de Claude II incorporées au béton permette de le dater, assez semblable à celui qu’a décrit Grégoire de Tours.

       Depuis le 21 août dernier il y a eu un accord entre la mairie et les propriétaires. La mairie devient propriétaire du mur. Il était quand même grand temps,  avec toutes ces querelles imbroglios entre copropriétaires et la mairie, juste pour un problème d’argent. Il vaut mieux perdre quelques sous, avant que l’Histoire devienne un tas de gravats. L’ironie de l’affaire, ceux les mêmes élus qui détruisent des belles anciennes maisons en pierres de Volvic, et c’est eux qui veulent restaurer le « Mur des Sarrasins ». J’espère que la mairie va tenir ces promesses, l’avenir nous le dira.

Blaise Pascal l’enfant du pays délaissé.

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Portait de Blaise Pascal.

       

       

Blaise Pascal, écrivain, philosophe et savant français naît en 1623 à Clermont-ferrand et mort à Paris en 1662, il est guère plus connu par les étudiants que La Fayette. Tout de même il a  l’honneur d’avoir un lycée qui porte son nom et un square avec sa statue, mais aussi on parle de lui au musée du Ranquet rue des Gras. On a donné à l’ancienne rue des Notables (son prolongement, des rues Savaron et Massillon) le nom de rue Pascal qui est devenu (rue Blaise Pascal) car Blaise ne fut que le membre le plus éclatant d’une famille aux dons uniques tant chez son père que chez les autres enfants, et de plusieurs neveux ou parents par alliance. Sur le plateau central en haut de la rue des chaussetiers (la Place de la Victoire) naquirent chez Etienne Pascal, président en la cour des Aydes, Gilberte, Blaise et Jacqueline. La destruction de sa maison natale au début du 20ème siècle, pour donner de l’air à la cathédrale. L’Egypte à déplacé tout entiers ses temples de la vallée des rois. Les élus auraient pu déplacer la minuscule maison des Pascal. Les anciens pavés de la Place de la Victoire  que l’enfant du pays avait l’opportunité de fouler depuis longtemps ont été retourné, par d’autres pavés, les touristes ne savent même pas qu’ils souillent sur sa maison natale. Autrefois, le site de la maison était signalé par une simple plaque émaillée scellée dans le trottoire, ensuite c’était une petite surface gazonnée, ornée d’une pierre symbolique, qui rappelait l’emplacement qu’occupait  la maison des Pascal plus tard ce fut une place de bitume avec un gros médaillon qui indiquait le lieu. Tout est fait, pour nous le faire oublier, notamment l’écriteau qui est gravé sur ces nouveaux pavés crasseux. Que font les élus pour mettrent en valeur cet illustre génie?

       Blaise, dés son plus jeune âge, fait preuve de dons exceptionnels. Pour s’occuper de l’instruction de ses enfants Etienne Pascal quitte Clermont-Ferrand pour Paris. Ayant découvert le jeune Blaise, alors âgé de douze ans, en train de redémontrer les propositions d’Euclide, il le fait admettre aux réunions de la rue Brisemiche où se retrouvent Roberval, le Père Mersenne et Desargues, tous mathématiciens de valeur.

pascaline.jpg La machine arithmétique.

 

 

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Pascal a étudier les problèmes posé par les suites de nombres entiers, appelées par lui ordres numériques: nombres naturels, nombres triangulaires ( somme des précédents), nombres pyramidaux ( somme des nombres triangulaires) ordonées par les lignes supperposées ces suites forment le triangle arithmétique qui a d’interessants propriétés.

      Essai sur les coniques, à l’âge de seize ans par Pascal, fait l’admiration de ce cercle que fréquente son père. Trois ans plus tard, Blaise imagine une machine arithmétique destinée à aider son père Etienne Pascal qui a été chargé du contrôle fiscal à Rouen, il y habit de 1639 à 1647 et y subit l’influence janséniste. La famille revient à Paris en 1647, Blaise n’abandonne pas pour autant  ses études scientifiques. Il répète les expériences de Torricelli sur le vide, et publie Nouvelle expériences touchant le vide en 1647. Dans son traité, il concilie l’activité religieuse et savante, en distinguant les sciences d’autorité et une vérité dans les livres saints et les sciences de raisonnement. L’année suivante, il fait sur la cime du puy de Dôme une expérience destinée à vérifier les hypothèses de Torricelli et en rend compte dans le Récit de la grande expérience en 1648 et conclut, contrairement au préjugé de  son siècle suivant lequel «  la nature a horreur du vide ». 

La pression atmosphérique  

L’événement qui s’est déroulé le 15 novembre 1647, au sommet du Puy de Dôme, valut une grande notoriété scientifique à son instigateur, le penseur et homme de science clermontois Blaise Pascal.

Résidant à Paris à cette époque, Blaise Pascal avait confié à Florin Périer, son beau-frère, conseiller à la Cour des aides d’Auvergne, le soin de conduire la fameuse expérience. Modeste et précieux exécutant des volontés précises du savant, celui-ci partit à 8h du matin, probablement à cheval, muni d’une provision de mercure, de récipients et de tubes. Une première fois, il remplit le tube de mercure et le renversa sur la cuve elle aussi pleine de mercure devant les Minimes. Et une deuxième fois au sommet du Puy de Dôme. Et là, miracle ! Le niveau de mercure descendit de neuf centimètres ! Dans son enthousiasme, Florin Périer renouvela l’expérience pas moins de cinq fois consécutives sur place, le même jour, et le lendemain, de la tour de Bayette à la cathédrale de Clermont. En montrant que  » les liqueurs pèsent suivant leur hauteur « , Pascal venait d’apporter la preuve de l’existence de la pression atmosphérique et il fondait l’hydrostatique. Du coup, la thèse admise à l’époque selon laquelle la nature aurait eu horreur du vide volait en éclats. Tout simplement révolutionnaire ! Plus tard, Blaise Pascal devait tirer toutes les conclusions de cette expérience dans ses  » Traitez de l’équilibre des liqueurs et de la pesanteur de la masse de l’air  » (*) :  » La nature n’a aucune répugnance pour le vide ; elle ne fait aucun effort pour l’éviter ; tous les effets qu’on a attribués à cette horreur procèdent de la pesanteur et pression de l’air ; elle en est la seule et véritable cause, et, manque de la connaître, on avait inventé exprès cette horreur imaginaire du vide, pour rendre raison.  » Un jugement sans appel.

Voir la pression sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Pression

Traité de la pesanteur de la masse de l’aire publiée comme l’Equilibre en 1663 et précise les notions de pression atmosphérique. Il répète l’expérience au sommet de la Tour saint- Jacques, à Paris. Sa sœur Jacqueline Pascal a pris le voile en 1652. Blaise Pascal se retourne vers le « divertissement » et fréquente le salon de Madame d’Aiguillon, rencontre ces honnêtes gens et apprend « l’art de plaire », frappé par la finesse intuitive qui lui semble un moyen complémentaire de « l’esprit de géométrie » pour parvenir à la vérité. Il se voit attribuer le Discours sur les passions de l’amour en 1652 et perfectionne pourtant sa « machine arithmétique ». Mais en en 1654, inspiration conjuguée à l’influence de sa sœur Jacqueline,  Blaise Pascal se retire à Port- Royal des champs et se rapproche des jansénistes  attaqués par les jésuites pour écrire  Lettres provinciales en 1656, l’art de persuader en 1657 où l’auteur exprime des principes littéraires qui constituent l’aube du classicisme français. Il n’a pas abandonné ses recherches scientifiques. Il résout le problème de la  roulette c’est-à-dire de la cycloïde qui aurait placé, dit-on, Leibniz sur la voie du calcule infinitésimal. Des notes éparses de l’Apologie de la religion chrétienne sont parvenues jusqu’à nous  ont été publiée en 1669-1670 par Port- Royal sous le titre de Pensées.

        Il passe les dernières années de sa vie dans des souffrances ininterrompues pour s’éteindre à l’âge de trente-neuf ans. Selon le mot de Racine, « Pascal était mort de vieillesse à l’âge de trente-neuf ans ».

   Au lieu que les élus fassent des projets fafelus, ils devraient faire connaître aux étudiants son génie.

   L’enfant du pays retrouvera-il  un jour,  une grand place dans sa ville natale?  Aura-il son propre musée? « Pour l’instant c’est une si petite phrase pour un si grand homme! »

0121.jpg Square Pascal rue André Moinier.

La Fayette nous voilà !

lafayette31.jpg Le marquis de La Fayette.

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Château de La Fayette à Chavaniac- La Fayette en Haute-Loire. 

    L’anniversaire dans l’indifférence totale de son pays natal.  

     Le 6 septembre 1757 est né Marie, Joseph, Paul, Yves, Roche, Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, au château de Chavaniac-La Fayette en Haute-Loire. La famille Motier est originaire d’Aix Lafayette (Puy-de-Dôme).

      Le nom de La Fayette très connu évoque quelque chose de l’Histoire, la plupart des gens savent qu’il a joué un rôle pour l’indépendance américaine. Prés de 300 américains viennent visiter sa maison natale chaque année. Les américains pleurent d’émotion dans la chambre, d’autres touchent la toile de Jouy entourant le lit où il est né. Comme s’il s’agissait d’une relique d’une sainte. Mais certains pensent aussi aux galeries La Fayette d’autres à la guerre de 14-18 c’est là toute l’ambiguïté du «  Héros des deux mondes » et surtout superbement ignoré en France par ses compatriotes. Les Français ne connaissent pas la biographie du marquis aux Etats-Unis.

      Savez-vous qu’il y a 40 villes qui portent le nom de La Fayette aux Etats-Unis, alors que son pays l’oubli, les américains savent le nom du fougueux auvergnat venu combattre l’épée à la main aux côtés des insurgents de George Washington, quand ceux-ci étaient en guerre avec l’Angleterre. La Fayette a été parfois incohérent dans sa démarche. Il aurait préféré une monarchie constitutionnelle, à l’image de  l’Angleterre tout en restant un républicain. Il était un bon samaritain, il défendit les protestants et la liberté de culte, acheta en Guyane deux plantations pour  émanciper les esclaves faisant aussi distribuer son grain à Chavaniac en période de disette. Il était un homme très soucieux des autres. Durant la guerre d’indépendance américaine, il a pris des risques énormes. On a oublié par exemple ses discours aux indiens. Il leur parlait de liberté pour les rallier à Washington. C’était un idéaliste, nourri aux idées des philosophes des Lumières. Il combattait pour la gloire au sens profond et noble du terme.

      Le 250ème anniversaire de la naissance de celui qui a fait subir à l’empire britannique sa plus importante perte, imaginez un peu la puissance d’une Angleterre qui possèderait encore les Etats-Unis aujourd’hui. En France ça passe dans l’inconnu, seul en Auvergne plus précisément en Haute-Loire on le commémore. A Paris, seulement une petite cérémonie est prévue sur sa tombe, au cimetière de Picpus, avec la bannière américaine. Mais aux Etats-Unis c’est un délire, et pas seulement dans les 40 villes qui portent son nom. Plusieurs groupes de maires américains vont venir en Auvergne avec l’ambassadeur des Etats-Unis, peut-être Nicolas Sarkozy sera présent.  Beaucoup de journalistes américains veulent venir dans sa maison natale, et humer l’atmosphère. Outre l’Amérique, et la France, La Fayette a en effet été un pionnier de l’émancipation de la Grèce de sa tutelle turque. Il s’est en outre rendu en Pologne, alors en insurrection contre la Russie du tsar Alexandre 1er  Lafayette était un véritable international de la révolte contre l’ordre établi, à lui tout seul.

      Le « Héros » d’un grand pays.

       Le général issu de la vieille noblesse auvergnate, qui s’est battu admirablement pour des idées aussi nobles que la liberté, la tolérance, la fin de l’esclavage,qui a inspiré notre constitution, inventé la cocarde tricolore peut-il être aussi ignoré, voir détesté en France ? En faite, il a joué un jeu ambigu durant la révolution. C’est dans la garnison de Metz, avec le grade de Capitaine, qu’il se décide de rallier  aux insurgents d’Amérique à  cause de son amitié pour Benjamin Franklin, à l’annonce de cette nouvelle, son cœur s’enflamme. Il transgresse les ordres de louis 16ème, et il paie à ses frais une frégate la Victoire et débarque à Georgetown en avril 1777, il a tout juste 23 ans. Il faut dire que la guerre dure depuis 8 ans quand le marquis arrive avec quelques hommes en outre-atlantique. Le général Washington commande quelques milliers d’hommes peu disciplinés, ces soldats manquent d’armes, de munitions, mal habillés et surtout désertent quand la solde n’arrive pas. En face on dénombre 50.000 Anglais, 30.000 mercenaires Allemands et de nombreux colons fidèles à la couronne britannique. A la bataille de Brandywine  il y a 11.000 insurgents qui affrontent  17.000 Anglais, les insurgents perdent 300 hommes, et les Anglais 90, La Fayette se blesse à une jambe après  cette bataille. Ces derniers investissent Philadelphie, où l’indépendance a été proclamée la 4 juillet 1776. Ils occupent New York  avec 15.000 hommes mais celle-ci paye une lourde défaite à Saratoga. Le général  Washington récupère les armes et munitions avec 10.000 prisonniers…

                Ses victoires.

.        Après cette grande victoire  les pays européens comme la France, Espagne, la Hollande incitent à croire en la victoire  des Américains et envoient des troupes et les victoires s’enchaînent La Fayette pénètre au Canada est rend la liberté à 2.000 insurgents puis se distingue à la bataille de Monmouth. En 1779, les Anglais mènent une véritable guerre d’extermination en Caroline du Sud. Ce qui soulève la population. La Fayette avec l’appui de son aide de camp Pongibaud, se bat en Virginie contre des forces 4 fois supérieures aux siennes. La bataille de la Montagne-des-rois (Virginie) montre l’engagement féroce des Anglais et leurs alliers, les 200 survivants sont tous fusillés ou pendus. La bataille de Yorktown, du 26septembre au 19 octobre 1781, déterminante. Après la victoire de la bataille Chesapeake, 11.000 Français commandés par Rochambeau ainsi que 8.800 américains et des Canadiens français. Sur les mers avec la puissance escadre de l’amirale de Grasse est venue des Antilles pour couper toute retraite aux Anglais, 156 Français sont tués ainsi 52 Anglais et 20 américains. La première division américaine est commandée par le général La Fayette, Lord Cornwallis, le général britannique se rend avec 7.000 hommes. Cette bataille a chassé 40.000 loyalistes pro Anglais qui vont se réfugier au Canada Anglais. Le conflit américain se termine en guerre de rivalité coloniale entre la France et  l’Angleterre. La France assaille l’inde, Malte, Gibraltar et les Antilles Anglaises. Il y a 60.000 hommes qui sont massés en Bretagne pour se préparer à l’invasion, les navires de louis 16ème s’imposent  au large de Southampton et sèment la panique. Les britanniques abdiquent et reconnaissent les Etats-Unis d’Amérique. La paix est signée en 1783 à Versailles.

 

    Un général Héros malgré lui.   

   La Fayette revient en France en Héros d’une gloire  gigantesque. En 1789, il est élu aux Etats Généraux, député du Puy-de-Dôme et propose une déclaration des Droits de l’homme. Commandant de la Garde nationale, il fait adopter la cocarde tricolore et la fête de la Fédération en juillet 1790 est un  triomphe pour lui. Le brillant général balance sans cesse entre un modèle de monarchie constitutionnelle à  l’Anglaise et la révolution. Les nobles le dévisagent comme un traître Marie-Antoinette, qui ne pouvait plus le souffrir, dira de lui : « Je sais bien que M. de La Fayette nous protège. Mais qui nous protègera de M. de La Fayette ? »et la confiance des révolutionnaires s’affaiblit considérablement. Il va s’aliéner la population pour protéger la famille Royale, à La fuite à Varenne et ordonne de tirer sur la foule au Champs de Mars, le 17 juillet 1791. En 1792 alors que la patrie est en danger, La Fayette est chargé de repousser les troupes ennemies aux frontières, mais aussi il va jusqu’à  soulever son armée pour sauver le roi. Décrété d’accusation, il s’enfuit en Hollande et il va rester pendant 5 ans en forteresse. Sa femme Adrienne de Noailles échappe à la guillotine mais les biens du couple sont saisis. Lafayette rentre en France en 1797 et reste à l’écart de la vie politique sous l’empire. Il encourage l’abdication de Napoléon  et revient sur la scène politique comme député en 1818. Il est l’artisan de l’arrivée sur le trône de Louis-Philippe et se compromet dans un complot carbonariste, et échappe de peu à l’arrestation.Il retourne en Amérique pour une tournée triomphale dans 182 villes de juillet 1824 à septembre 1825. Il reçoit du peuple américain 200 000 dollars et 12 000 ha en Floride. Rentré en France, le 20 mai 1834 La Fayette meurt à l’age de 77 ans.

La Fayette nous voilà !   dans Histoire de l'Auvergne phila033    Tourné triomphale de La Fayette aux Etats-Unis (plaque dans l’indépendance Hall  à Philadelphie).

    Malgré les égarements  de sa vie politique en France, Le rôle du marquis de La Fayette dans l’histoire de l’indépendance américaine est consacré de longue date à Washington par un square à son nom, avec au centre sa statue équestre, devant la Maison Blanche. Cependant, le 8 août 2002, il a été élevé à titre posthume citoyen d’honneur des États-Unis d’Amérique, un privilège rare n’ayant été accordé auparavant qu’à deux reprises dans l’histoire américaine. Les américains se souviennent du «  Lafayette nous voilà » lancé par le colonel Stanton, aide de camp du Général Pershing.

                mpicture0601.jpg                                                                    Statue de La Fayette LAFAYETTE SQUARE WASHINGTON (DC).

 philadelphie131.jpg philadelphie111.jpg

 La maison l’intépendance Hall (Philadelphie)  avec sa  cloche qui sonne l’indépendance des Etats-Unis.

  

   En France est plus particulièrement à Clermont-Ferrand et à Riom ville ou il a été député aucun monument a été érigé à sa gloire aucune place ou square, juste un boulevard, un lycée Technique à Clermont-Ferrand et aucune  manifestation de prévue par ces 2 villes . La garnison de Metz a honoré ce grand général des deux mondes » avec une statue équestre. Comme quoi  « Nul n’est prophète en son pays ».

Au cimetière de Picpus, son cercueil est recouvert avec la terre qu’il a ramenée de Brandywine Un drapeau américain, qui flotte en permanence au-dessus de sa tombe est renouvelé tous les 4 juillet, date anniversaire de l’Indépendance des États-Unis. L’ambassadeur des États-Unis vient lui rendre hommage ainsi que des représentants de la Ville de Paris, du Sénat et des communautés d’amitié du « héros des deux Mondes ».

                  

 pictolafayette1.jpg

 Un engagement que Paul-Wayland Bartlett souhaita saluer en 1920 en réalisant une statue.Dressée au jardin Boufflers, derrière le Palais de Justice de Metz, cette dernière fut cependant démontée lors de l’occupation allemande en 1940, laissant ainsi son socle vide.cette nouvelle statue équestre de La Fayette a été inaugurée samedi 20 novembre 2004, soixante ans après la Libération de Metz par les Alliés.

   mov dans Histoire de l'Auvergne videolafayette.mov

Le site internet http://www.chateau-lafayette.com/

L’histoire de la commune d’Aubière.

 chateau1.jpgMes chers amis, nous sommes intéressés par un site qui a été créé en 2001 par l’association Cercle Généalogique et Historique d’Aubière. C’est un groupe d’amis qui sont fous de leur commune. Aubière se situe au sud ouest de Clermont entre Romagnat et Beaumont. Ils ont trés bien organisé leurs site web en deux grands  groupes. Histoire avec les découvertes de sarcophages mérovingiens, souvenir du temps passé, seigneurs et seigneurie d’Aubière, le château d’Aubière, le village vigneron et son musée. Ensuite le deuxième groupe est la Généalogie avec les patronymes, les ascendances et les archives notariales. Saviez-vous qu’un certain André d’Aubière Jean-Baptiste Baron d’Aubière était né à Clermont-Ferrand le 08/08/1767 et mort le 15/12/1842 dans la même ville, mais aussi qu’il a été maire de Clermont-Ferrand en 1815-1818 et 1820-1822. Pour en savoir plus allez voir ce site et bonne balade dans le passé. 

http://cgha.free.fr/index.htm

 vigneaubiere1.jpgsarcophage1.jpgblasonaubiere11.gifmontrognon1.jpgsquelette1.jpg

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